En avant les histoires !

Vadrouille en mode "Sea, sweat and sun" !

Un long week-end, ça sert à ? Réviser. Oui d'accord. Mais encore ? Un long week-end, ça sert à... randonner !! Et oui, mais c'est bien sûr ! ;-) Une journée pour dépasser ses limites et les frontières (oh que c'est beau), et se bouger un peu entre 2 journées d'intenses "partielotages" ! :-)

Cette fois-ci, nous sommes partis en Allemagne, dans la Forêt Noire (comme la première fois), pour un parcours à travers des sommets d'origine glaciaire, avec un point de départ et d'arrivée dans un patelin répondant au doux nom de Bad Griesbach* ! :-)

Au programme de la journée : "lac, soleil et transpi" : amis poètes, bonjour ! :-)

Bad Griesbach

 

Le village de Bad Griesbach, et la journée qui s'annonce belle et chaude, même avec l'altitude !

Le chemin qui descend en bas de la photo... c'est pas pour nous ! :-)

Lac d'origine glaciaire

 

Nous gravissions tranquillement la montagne avec hardeur et tee-shirt trempés, quand soudain, au détour d'un chemin caillouteux, nos bouches s'arrêtèrent de parler souffler pour contempler cette merveille :

Un petit plongeon ? ;-)

Lac d'origine glaciaire... vu d'en bas ! Le lac, après avoir déboulé jusqu'en bas ! Pique-nique sous les pins au bord de l'eau... paradisiaque !

Et puis on est repartis pour une après-midi de grimpette-descendette, le guide cherchant parfois le chemin qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs années, ce qui nous a valu de tester des raccourcis à travers bois, enjambant des racines, fougères, et autres souches :
Mais c'est pas possible, c'est par là ?
- Ben de toute façon, il faut bien aller vers le bas ! Tant qu'on descend c'est bon ! Tous les chemins mènent... à Bad Griesbach !**  :-)

* Prononcer [badgrisbarrr]
** Je vous rassure, cette formule n'est pas du guide mais de 2 rando-déco-nneurs ! ;-)

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Proverbe alsacien (2)

A nouveau un peu de folklore alsacien vient remplacer un bon vrai billet bien rempli, pour plusieurs raisons : je suis chargée de la rétrospective de la semaine pour demain (et oui, encore, ce tag est un boomerang :-), mais également, comme le dit mon post-it, je n'ai vraiment pas beaucoup de temps en ce moment pour rédiger de vrais billets (et pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquent, croyez-moi !).

Donc, tenez-vous bien (et même asseyez-vous ce sera plus prudent), voici la pensée alsacienne du jour :

Plus la montagne est haute, plus la vallée est profonde.

Et réciproquement. Ah nan ça marche pas.

Allez ! Tous ensemble : Plus la montagne est haute, plus la montagne... ah nan. Plus la vallée... montagne... vallée, nan montagne c'était bien ça est grande haute (ah oui voilà c'est ça), moins (zut !) plus la montagne...(ééé merdeuh) vallée est... basse (euh, c'est comment déjà ?) profonde (ouf !) .

Ah non mais attendez, c'est que c'est tout un état d'esprit, l'alsacien ! :-)

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Proverbe alsacien (1)

Aujourd'hui, pas de vrai billet, parce que je prépare la rétrospective bloguesque de la semaine (je suis taguée, eh oui) pour demain...!

Mais j'avais envie de vous faire partager un peu de folkore d'ici, par ce proverbe alsacien trouvé dans un menu au restaurant :

"Uf'ma volle buch sitzt a luschtiger kopf."

Allez, je suis sympa, je vous mets la traduction :-)

"Sur un ventre plein se trouve une tête joyeuse."

C'est pas typiquement alsacien ça comme réflexion ? :-)
Bonne journée, et à demain pour la rétrospective de la semaine !

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Premiers pas... en raquettes à neige !

La journée avait commencé sportivement : 4 petites étudiantes en orthophonie se rendant en vélo au point de rendez-vous ! Bon en même temps, sinon, c'était une demi-heure à pied, et à 7h30 un samedi matin euh... bof ! :-)

Débarquées rendormies en pleine forme au pied de la montagne vosgienne, nous voici, sac à raquettes sur le dos, à commencer la grimpette, sur les chemins encore peu enneigés, suivant notre guide de très près bien sûr un peu plus loin derrière...

Il y avait des habitués dans le groupe, mais qu'à cela ne tienne, nous marchions à notre rythme, contentes de découvrir le pays et de voir la neige au moins une journée cette année ! ;-)

Arriva le moment d'enfiler les raquettes, qui, contrairement à ce que je croyais, ne sont pas faites de tiges de bois croisées en forme de raquette de tennis (ben quoi ? Ma seule référence en la matière était un album jeunesse lu quand j'étais petite, type Caroline aux Sports d'hiver...) :-) mais sont des espèces de patins plats en plastique, avec un crampon pour les montées et un soulève-talon pour les descentes !!

Là, avec un équipement pareil aux pieds, tu te dis que c'est tellement sophistiqué que : soit, même un dindon pourrait escalader la montagne avec ces machines accrochées aux panards, soit que la p'tite citadine que tu es va devoir morfler pour être à la hauteur de ces choses supersoniques...! :-)

Bon alors le résultat est en fait beaucoup plus mitigé, mais je pencherais quand même davantage vers la deuxième solution... ;-) Disons que nous manquions un peu d'entraînement et qu'à certains moments, nous avons dû faire preuve de beaucoup d'auto-persuasion pour que nos jambes acceptent de continuer ! La nouveauté du "moyen de transport" associée à l'altitude et à l'allure sportive du guide ont fait que l'expérience a été assez fatiguante...
... mais heureuse ! Déjà sur le moment : la balade dans la forêt enneigée sous le soleil, se trouver au milieu de nulle part à cotoyer des chamois, surplomber les Vosges, regarder le sommet d'en face et se dire qu'on y était précédemment, rigoler de notre inexpérience en raquettes et de nos petits maux en tout genre, tout cela nous a fait passer une bonne journée !

Et puis après-coup, on a la satisfaction d'être arrivé au bout d'un challenge, même cassé de partout :-), on se dit que ça valait le coup de faire quelques efforts vu le résultat, et puis alors, après toute cette dépense physique, on passe une booonne nuit !! :-)

 

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Le livre noir des couleurs

Coup de coeur !

Le livre noir des couleurs de Menena Cottin et Rosana Faria est une invitation à percevoir les couleurs autrement, quand, du fait de l'obscurité des yeux, on ne peut pas les voir :

Un petit garçon non-voyant donne du goût, des formes, des odeurs et des sensations, aux couleurs qui nous entourent au quotidien. A travers son vécu, sa vie de tous les jours, les couleurs prennent une autre dimension, celle de l'imaginaire...

Cet album de pages noires, où se côtoient lettres et braille, et dont les illustrations sérigraphiées permettent une double lecture, emmène l'imagination en voyage et met les sens en éveil.

Un très beau livre à regarder, à toucher, à sentir sous ses doigts les yeux fermés ! A découvrir soi-même et à faire découvrir à tous les enfants curieux (ou pas) ! ;-)

Extrait : [Thomas dit que] le rouge est acidulé comme la fraise, puissant comme la colère, et il fait mal lorsqu'il apparaît sur son genou écorché.

Le seul bémol peut-être : Ce livre est à mettre sous tous les yeux et dans toutes les mains, mais peut-être pas trop facilement à la portée des petits doigts non plus, si on tient à le garder en bon état !! ;-)

Bon lecture multicolore à tous ! :-)

 

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Rire à l'alsacienne

Dimanche après-midi, 17h30.

Une salle de cinéma strasbourgeoise pleine comme un oeuf.

Un film éclatant de vérité et de sentiments : Paris, de Cédric Klapisch.

Un sujet grave, des répliques touchantes, des répliques pleines d'humour aussi.

Des personnages qui sont toi, moi, elle ou lui, nous, tout simplement.

Et notamment une boulangère bien dans ses principes (Karin Viard, magnifique), décrivant à une cliente sa vendeuse idéale (bouche en cul-de-poule recommandée) :

   - Les Normandes elles travaillent bien. C'est comme les Alsaciennes, c'est des bosseuses.

Eclat de rire de la salle.

Ce rire, celui d'alsacien(ne)s, était beau. Sans doute parce qu'il n'y a qu'ici que les gens ont dû rire à cette réplique. Sans doute parce que, on le sait, c'est un cliché. Sans doute parce que ce cliché est quand même agréable à entendre.

Et sans doute parce que je l'ai partagé. Non pas que je sois une bosseuse, non non, cela n'a rien à voir. Mais parce que l'espace d'une seconde, juste avant de me dire Mais non, tu n'es pas d'ici voyons, je me suis crue alsacienne moi aussi.

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Vadrouille outre-Rhin !

L'école d'Orthophonie étant inhérente à la fac de médecine, nous avons accès aux activités culturelles et sportives proposées par l'établissement, et notamment à une looongue liste de sports, tous plus variés les uns que les autres, et ce pour vraiment pas cher...

Ce week-end, j'ai donc testé pour vous en direct live du grand Nord-Est franchouillard la randonnée pédestre avec une copine de promo, et hop ! D'un coup de bretzel magique, nous voilà de l'autre côté de la frontière, en Allemagne, dans la Forêt Noire (plutôt colorée pour le coup) ! :-)

Pour parer aux éventuels froids polaires, nous avions rapatriés en Alsace quelques vêtements de ski : blouson, sous-pulls en laine, chaussures de marche fourrées... :-) Rajoutez à ça les gants, les bonnets et les écharpes déjà bien utiles au coeur du village playmobil, et vous avez une équipe de pingouins d'étudiants disposés à affronter les montagnes enneigées ! ;-)

La balade a commencé par une petite grimpette, tout au long de laquelle des sculptures de chevaliers en bois illustraient l'histoire du territoire sur lequel nous étions (avec des écriteaux en allemand bien sûr, histoire qu'on rigole un peu !). Au sommet, nous avons trouvé leur château en ruine, mais nous avons pu monter tout en haut du donjon (merci les 5 étages de l'appart' playmobil pour l'entraînement ! :-)

La marche s'est poursuivie dans la forêt, entre 2 saisons : les jolies feuilles de l'automne n'étaient pas complètement parties, et la neige avait déjà pris ses quartiers... ça donne un peu l'impression d'être hors du temps, au pays des schtroumpfs par exemple (mais c'est quoi ces allusions, entre les playmobils et les schtroumpfs, elle a de ces références celle-là j'vous jure !) ! ;-)

Finalement, en marchant, il ne faisait pas si froid que ça, et certains d'entre nous ont même fini par enlever des couches de vêtements !

Nous avons pique-niqué par terre (si si ! Alors, 2 réflexes de survie au choix : ceux qui préfèrent enlever le blouson pour s'asseoir dessus pis crever de froid 10 minutes après, et ceux qui s'assoient tel quel et pis qui se trempent le c*l), puis direction un second château, beaucoup plus grand celui-ci, en ruine également, dans lequel on pouvait vraiment se rendre compte de l'agencement des pièces, de l'utilisation du moindre recoin... rien qu'en regardant les vieilles pierres, on voit le roi invitant "sa copine" (comme dirait le guide alsacien ;-) à danser !

La promenade s'est terminée par la montée en haut d'un belvédère et par la traversée de fermes et villages allemands...

Retour à Strasbourg en début de soirée, avec un besoin de dormir dicté par les jambes (!) :-) mais super contents de notre belle journée ! A refaire au plus vite !!! :-)

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Le Scaphandre et le Papillon

Le Scaphandre et le Papillon   Ouf, ça y est, mon honneur est sauf ! J'ai enfin été voir Le Scaphandre et le Papillon au ciné ! La future orthophoniste qui est en moi va pouvoir dormir sur ses 2 oreilles !! ;-)

"Le 8 décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sort, toutes ses fonctions motrices sont détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le "locked-in syndrome", il ne peut plus bouger, parler ni même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire "oui", deux fois pour dire "non". Avec son oeil, il arrête l'attention de son visiteur sur les lettres de l'alphabet qu'on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières... Avec son oeil, il écrit ce livre, Le Scaphandre et le Papillon, dont chaque matin pendant des semaines, il a mémorisé les phrases avant de les dicter..."

Le bouquin, je l'ai lu cette année, pour remplir la case "culture G" de mon cerveau... et pour avoir quelque chose à raconter à l'oral au cas où le sujet viendrait à tomber... ça aurait fait : "Avez-vous lu un livre en rapport avec l'orthophonie, et si oui, qu'en avez-vous pensé ?" Et là, pof : le locked-in syndrome de Jean-Do et sa méthode de communication et d'écriture (inculquée par l'orthophoniste, si si allez, ne bronchez pas, un peu de fleurs pour la profession, ça ne lui fait pas de mal ! :-)
Sauf que non. Le jury m'a en fait demandé de m'extasier sur mes loisirs et combien tout ça est passionnant et en rapport avec le métier et tout et tout... S'ils ont prononcé une seule fois le mot "orthophonie", je ne m'en souviens pas ! Alors je me rattrape ici, la pression en moins ! ;-)

Bref, le film se veut très fidèle au livre, ce qui donne une façon de filmer assez originale : en partant de l'intérieur du personnage, la caméra révèle la manière dont J-D Bauby percevait les choses et gens qui l'entouraient. Effets de flous pour les larmes, noirs pour les battements de paupières, caméra fixe comme la tête qui ne peut plus bouger... La voix off, qui est celle du personnage, reprend le "je" du livre et montre que la réflexion est intacte chez lui. Mais le sujet de ce film a beau être grave, on ne tombe à aucun moment dans les lamentations ou le pathétique.

Evidemment, ce n'est pas le film à aller voir pour une bonne tranche de rigolade ou pour de l'action, mais le sujet est intéressant, les acteurs très bons dans leur simplicité de jeu, et la façon dont il est filmé ne peut qu'enrichir notre culture cinématographique ! ;-)
Bon, inutile de préciser que pour la culture générale des orthophonistes, ce film est indispensable (ainsi que le livre ! Allez zou, on s'y met ! :-) Et même pour les autres, c'est un film (et un livre) qui vaut le détour... l'histoire d'un homme qui tenait son stylo avec ses paupières...! ;-)

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