En avant les histoires !

La galette des Rois 2008, ou quand ma vie a brusquement basculé... :-)

J'ai eu la fèèèèève ! Oui... et alors ? Nan paske bon, ça arrive à tout le monde quoi... Que nenni ! Détrompez-vous, si je calcule pas bien ça devait bien faire 10 ans que je l'avais pas eue ! Avant ces 10 ans, on la mettait exprès dans ma part ou presque, ou alors un adulte qui avait envie de faire plaisir à l'enfant que j'étais me la donnait de bon coeur... :-)

Depuis 10 ans, j'ai dû l'avoir 2 fois, la première, parce que dans les galettes individuelles, y'a toujours une fève...(tu parles d'une surprise), la 2ème, parce qu'un roi qu'en avait rien à fiche de sa fève vu qu'il avait déjà eu la même me l'a refilée... :-)

Ce soir, c'était le Pot Galette de l'école d'Orthophonie (mais quand est-ce donc qu'ils bossent là-dedans ?), et bah pouf ! J'ai pris une part comme ça, sans même soulever le haut de la pâte repérer une éventuelle épaisseur suspecte, et ben y'avait la fève dedans que j'm'y attendais tellement pas que mes dents l'ont pas identifiée tout de suite (tu parles, faut de l'habitude pour ces trucs-là).

Donc, si je réfléchis un minimum à la situation (oui, un minimum hein, pasqu'on va pas passer 3h là-dessus, nan ?), il aura fallu que je réussisse un concours d'orthophonie et que je déménage dans une ville inconnue pour avoir la fève dans les règles de l'art !! Quel symbole les z'amis, quel symbole ! :-)

Bon et vous alors ? Z'êtes des chanceux de la galette ou pas ?

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Lavomatique en pratique...

   Savez quoi ? La laverie automatique, c'est super usant comme activité. Pas très sportif, je vous l'accorde, mais intellectuellement usant.

Depuis mon baptême en lavomatique, j'y suis retournée plusieurs fois, déjà. On peut dire que j'étais devenue une habituée. Mais l'autre jour, quand je m'y suis rendue avec mon gros sac de linge sous le bras, quelle ne fut pas ma surprise de trouver la porte fermée et l'intérieur de la salle rasé... Les machines avaient disparu, et aucun écriteau n'informait de quelconques travaux ou fermeture...

Pas démontée pour autant, je me rends dans un autre quartier pas trop loin où je savais que je trouverai sûrement une autre laverie. Mais alors, qui dit nouvelle laverie, dit fonctionnement différent, et j'ai bien dû passer 10 minutes à lire les panneaux et à vérifier que j'avais bien tout lu ! :-)

Je mets le linge dans la machine, ferme la porte (très facilement, un bon point pour cette laverie !), et suis les instructions :
   - Sélectionnez le programme qui vous convient. Je scrute les petits dessins et repère celui qui lave à 30 degrés. J'appuye sur le bouton n°4.
   - Placez la lessive dans le bac correspondant. Un panneau indique sur le mur, quels bacs utiliser pour quels programmes.
   - Insérez 2 pièces de 2 euros. (La vache ! 'Sont pas compliqués eux, tiens ! Genre j'ai toujours 2 pièces de 2 euros sur moi... et en plus c'est plus cher que dans l'ancienne laverie, pffft !).

La machine démarre. J'en ai pour environ 30 minutes d'attente, m'indique le panneau sur le mur, et comme de bien entendu, j'ai pas pris de bouquin (trop facile, sinon). Donc j'attends.
Un monsieur fait démarrer la machine juste à côté de la mienne.

La fille d'à côté se marre toute seule en lisant je-ne-sais-quoi, ben tiens, ça me fera les pieds, j'ai plus qu'à lire ce qu'il y a sur le mur, on sait jamais, dès fois qu'il y ait un truc marrant.

Un quart d'heure est passé. Y'a plus rien à lire sur le mur, j'ai identifié les marques, l'âge, et les numéros de chacune des machines (12 au total), mon voisin a un blouson dont je n'arrive pas à déchiffrer la marque, et le sol est crade.

Je regarde donc devant moi, tel un vieux loup de mer à l'avant de son bateau (mais sans la main en visière sur le front. ça servirait à rien, y'a pas de soleil dans les laveries. Et les machines sont à 1 mètre de moi).  :-)
La machine de mon voisin se met à tourner très très vite, comme l'a fait précédemment, la machine d'un autre monsieur, or quelque chose cloche, puisque j'ai lancé ma lessive AVANT mon voisin... qu'on lave le même genre de fringues (normales et foncées)... ... ... et que la mienne n'a toujours pas tourné très très vite... :-/

Euh, tiens, j'ai pas enfoncé le même bouton que les autres...

C'est bizarre, pourtant j'ai toujours lavé du foncé à 30 ou 40 degrés... Mes yeux se lèvent vers le panneau accroché au mur, qui m'avait indiqué le temps d'attente au début. Je remarque que ce panneau présente aussi, accessoirement, les numéros des programmes, et le genre de tissu qu'il est conseillé de laver avec les programmes en question.

Programme n°4 : NYLON !!!

Horreur ! J'ai lancé un programme nylon ! Dans quel état vais-je récupérer mes vêtements, au secours, c'est grave ??? Si ça se trouve, je vais me retrouver avec des fringues de hobbit, oh naaan !!
J'arrête la machine ? Ou pas ? Oh puis m*erde, tant pire (comme disait la grand-mère de ma grand-mère (ainsi que Zézette dans le Père Noël est une Ordure), comme quoi les patois se transmettent de générations en générations ;-), on verra bien !

Un second quart d'heure plus tard, quand je sortis fébrilement mon linge de la machine, il était... froid ! Oui, apparemment, le nylon se lave à l'eau froide, je me suis couchée moins bête ce soir-là, et puis bon, il était propre, hein, pas la peine de me ch*er une pendule, de l'eau savonneuse, ça reste de l'eau savonneuse, qu'elle soit froide ou chaude ! Nan mais.

N'empêche... quand je pense que j'ai vérifié que j'avais bien lu les panneaux... ;-)

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Allons z'enfants qui lisez ce blog, le jour Ikéa est arrivé !

Ce matin, si tout va bien et que la Poisse qui me colle depuis quelques semaines a enfin décidé d'aller voir ailleurs, je reçois les meubles Ikéa que j'aurai dû recevoir depuis 1 mois et demi !!! Youhouuu, c'est la fête !

Et va bien sûr s'ensuivre la séance de montage que  j'attends avec impatience, vous savez, celle qui est racontée par Gad Elmaleh dans son sketch mytique... Mais il est hors de question que je me laisse em...bêter par des meubles Ikéa, ça va pas se passer comme ça, non mais ! Z'allez voir, c'que vous z'allez voir !  :-)

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Petit point (de suspension)

   Savez quoi ? J'ai décidé de râler.

Caliméro a dû déteindre sur moi ou... Toujours est-il que ce jour va être consacré à un petit point sur la situation dans laquelle je me trouve, digne d'une pièce de théâtre burlesque, et croyez-moi, j'exagère pas du tout !

Pour commencer, je rappelle que je suis arrivée à Strasbourg une bonne semaine avant ma rentrée, afin de pouvoir accueillir les différents livreurs et techniciens qui devaient me livrer une table, un lit, un bureau et Internet cette semaine-là... (à ce moment de l'histoire, les points de suspension ne le savaient pas encore, mais ils allaient rapidement exprimer tous les sous-entendus contenus dans leur suspension).

En réalité pendant cette semaine, j'ai eu le loisir de faire toutes les choses nécessaires à une installation, telles que déplacements dans diverses administrations, achats variés, repérages en tous genres... mais les meubles, j'en ai pas vu la queue d'un, et je ne vous parle même pas d'Internet... (à ce moment de l'histoire, la suspension des points s'accroit légèrement, mais laisse espérer une amélioration imminente).

Entre cette époque déjà fort lointaine (presque 1 mois) et aujourd'hui, j'ai quand même eu la joie de recevoir dans ma boîte aux lettres et par recommandés multiples, tous les accessoires utiles à l'installation d'un lit, à savoir draps, couette, oreillers, et enfin pas plus tard qu'hier, housse de couette... (là, la suspension des petits points se renforce, évoquant des complications certaines).

Car, alors que mon appartement devrait être meublé depuis maintenant 3 semaines, j'ai reçu en tout et pour tout : un lit.

Vous me direz, c'est déjà pas mal ! Ben oui, mais je l'ai quand même attendu 2 semaines, ce lit, et entre les nuits presque à même le sol, les repas au raz du Lino, et les apprentissages de cours assise par terre, écrivant sur un carton, j'ai vécu pendant 2 semaines, non-stop à maxi 10 cm du sol !! Je n'en dirai qu'une chose, comprenne qui voudra : 10 cm, c'est peu. ;-)

Maintenant, déjà, je vis de nouveau à une hauteur humaine, et mon appart' commence enfin à prendre des allures d'appart' habité. Les 2 autres meubles, quand ils auront décidé d'arriver, ils arriveront... (vous remarquerez que la suspension a désormais atteint un niveau des plus élevés, laissant présager le pire).

La semaine dernière, alors que je l'avais déjà attendu 2 semaines lui aussi, un technicien France Téléc*m vient m'installer Internet. La prise téléphonique ayant l'air de fonctionner, il descend dans la cage d'escalier repérer les points de branchements qui pourraient accueillir mes câbles ouebiens à moi... (si vous plissez légèrement les paupières, vous pourrez vous apercevoir que la suspension de mes petits points est à présent au bord de la dépression).

Le technicien remonte, et me dit texto : "J'ai bien peur qu'Internet, chez vous, ce soit pas pour tout de suite."
Moi : "???" (horrifiée d'avance).
Lui : "Il y a bien un point de connexion sur le devant de l'immeuble, auquel tous les câbles de l'immeuble sont reliés, mais les vôtres, de câbles, ils pendouillent dans la cage d'escalier. Il faudrait percer la façade pour les connecter. C'est du gros-oeuvre, ça."
Moi, intérieurement : "C'est pas vrai, mais dites-moi que c'est pas vrai !"

Au final, il a pas pu m'installer Internet, hein, ça se saurait, est reparti ma joie sous le bras, ça fait 3 fois que j'appelle l'agence (qui fait le lien entre mon appart' et les proprio) pour leur rappeler que j'ai besoin d'un électricien, et ça fait 15 fois qu'ils transmettent aux proprio qui, eux, ne me rappellent pas.

J'ai le droit de crier ? C'est vrai ? Je p.. je peux ?

OOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ! (désarroi intense).

Quand je pense que je m'y étais pris à l'avance... (suspension finale). ;-)

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Panique au lavomatique !

   Wow... des rimes dans les titres maintenant... si ça continue je vais finir par me faire embaucher comme faiseuse de titres ultra-fendards dans des journaux gratuits ! :-)

Oui alors, la dernière, c'est que je suis allée faire ma lessive dans une laverie automatique. Normal, quoi. Enfin comme le font beaucoup de gens, et en particulier beaucoup d'étudiants, c'est tellement pratique !

J'avais été repérer avant comment ça marchait, et, toute guillerette, j'arrive dans la salle, où une machine tournait toute seule. En voilà un qu'a pas peur pour son linge... Je commence à lire les instructions pour me les remettre en tête : "Mettre le linge dans la machine...gnagnagna...appuyer sur tel bouton gnagnagna....insérer votre lessive dans le bac correspondant... flûte ! La lessive ! J'ai oublié de prendre de la lessive !

Même pas drôle... retourner la chercher, c'est pas grave encore, mais remonter les 5 étages (déjà montés 3 fois dans la journée), pfft, la plaie !

Enfin, une fois revenue avec l'attirail complet, je me lance : "Mettre le linge dans la machine", jusque-là c'est pô trop compliqué... "Bien fermer le hublot". Je claque la porte, puis, voyant que la poignée peut se tourner, je la tourne dans un sens... ... ...ah oui, elle tourne la poignée, elle tourne même si bien qu'elle ne s'arrête jamais, je pourrai tourner à l'infini comme ça, bon c'est pas tout mais je peux plus ouvrir la porte maintenant... :-/

Merdeuhmerdeuhmerdeuhmerde ! Je retourne la poignée dans l'autre sens, enfin évidemment j'avais pas compté le nombre de tours alors, où s'arrêter ? Je tourne et retourne désespérement en espérant peut-être... euh j'sais pas... un déclic ? (je rêve, moi...)

Je tire, je pousse la poignée... oh miracle ! ça s'ouvre ! Ouf, d'accord, ok, j'ai pigé : 'faut pousser la poignée pour ouvrir. Rassurée, je la referme, sélectionne mes préférences, paye, récupère la monnaie, appuie sur "start".

La machine affiche 23 minutes de lavage. J'ai le temps. Je m'asseois, ouvre un bouquin sur la dyslexie (oui paske j'vous ai pas dit, mais mes cours ont fini par commencer quand même...! :-), bien décidée à rentabiliser l'attente...

Au bout de quelques minutes, la machine n'ayant toujours pas démarré, je me dis ça y est y'a un bug, pose mon bouquin, et m'approche de la bête comme si elle avait un moucheron dans l'oeil... ;-) Les minutes défilent tranquillement sans que le lavage ne semble décidé à se lancer...

A ce moment, une jeune femme entre, visiblement étudiante aussi, et jette un coup d'oeil sur la machine qui tourne toute seule à côté. Profitant de l'aubaine, je la supplie à genoux de me venir en aide questionne sur les machines, c'est normal, c'est pas normal etc. Ah oui, celle-là (désignant la mienne), j'avais remarqué qu'elle marchait pas bien. Super...

Et il faut savoir une chose, dans les lavomatiques (en tout cas celui-là), les boutons "stop", ça existe pas. Et au-dessus des machines, si on regarde bien, il y a un petit écriteau où quelqu'un de bien intentionné a marqué : "Merci de ne pas ouvrir le hublot avant l'arrêt total de l'appareil (0 minute), cela endommage la machine et la rend inutilisable pour les clients suivants." Ha..Ha..Ha... J'ai gagné un quart d'heure de lecture.

Une fois le caprice de l'engin fini, je transfère mon linge dans la machine d'à côté, croisant les doigts pour que ça marche... Bien sûr, il s'agit de repayer, sinon je peux toujours me mettre ma lessive sale là où j'pense l'attendre, mon linge propre... ;-)

Cette fois la machine semble lancée, yesss ! Je retourne à mon bouquin, en continuant de jeter de temps à autre un regard méfiant sur la boîte rouge...

Vingt-cinq minutes plus tard, je ressors, après avoir vérifié 15 fois que j'oubliais pas un truc... :-)

Je me demande si je préfèrerais pas aller au lavoir tout compte fait... :-)

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Le mystère de la boîte aux lettres

   
   Voilà. ça fait aujourd'hui une semaine que j'ai intégré le pigeonnier. Une semaine que j'étale mes affaires aux 4 coins de l'appart' pour remplir le vide en attendant les meubles, pour "prendre possession".
J'ai bien des livraisons qui arrivent, mais que des petits objets ou compléments des meubles.
C'est ainsi que... tatin tintin (musique de James Bond au moment le plus crucial).

Vendredi, 11h30. Revenant de la Poste, ma couette sous le bras, je prends mon courrier dans la boîte aux lettres, espérant y trouver un quelconque recommandé annonçant la suite des arrivages.
Ma boîte aux lettres se situant par-dessus toutes les autres, et mes yeux arrivant, à peu près, à la hauteur des boîtes aux lettres situées au niveau 2 en partant du bas (c'est vous dire si le jeu de construction est adapté :-), je me hisse sur la pointe des pieds en tâtonnant le plus loin possible à l'intérieur du cube étiqueté à mon nom.

Du bout des doigts, je sens une enveloppe confortablement installée loin, très loin, dans le 36ème coin de ma boîte aux lettres (oui, j'ai une boîte aux lettres de ministre). ;-) Pour l'attraper, je monte les escaliers, situés derrière la pile de boîtes, et me contorsionne jusqu'à atteindre la hauteur de mon courrier. Au final, il s'agit d'une lettre de ma mère, chouette ! Au moins je n'aurai pas fait cette gymnastique pour un bête bout de papier ! ;-)

Toujours vendredi, 12h30. On sonne ! Je décroche l'interphone et m'égosille toute seule dans le combiné... Une porte claque dans le hall tooout en bas de l'immeuble. Après quelques minutes d'attente, au cas où l'abruti qui a sonné sans rien dire se remanifeste, je descends les 10 étages de mon immeuble particulier les 5 étages aux marches craquantes, on ne sait jamais, des fois que ce soit vraiment un abruti fini et qu'il ait laissé le paquet dans le hall... rien ! Dehors, devant l'immeuble : rien non plus ! Une blague ?

J'ouvre ma boîte aux lettres une nouvelle fois, c'est peut-être juste un recommandé, même si à 12h30 c'est peu probable venant de la Poste... 'sont dévoués mais quand même ! ;-)
Et là : surprise ! Des objets emballés dans un plastique non rigide sont tassés dans ma boîte !! Mais par quelle opération du Saint-Esprit se sont-ils retrouvés là-dedans ? Il ne sont quand même pas passés par la fente ?!

Quelqu'un a les clefs de ma boîte aux lettres.  
                           
Mais qui ???

Encore et toujours vendredi, 15h. Je reviens d'une course quand l'idée me vient de regarder à nouveau dans ma boîte aux lettres, des fois que le Saint-Esprit ait encore frappé. ;-) J'enfonce la clef...la porte ne s'ouvre pas. La clef tourne dans du mou. Essai n°2 : ça s'ouvre ! Ma boîte est pleine à craquer d'un plastique équivalent au précédent. Je tire. Me tombent dans les bras une alèse et une nappe de repassage. Je tire encore. Et voilà 2 oreillers qui s'extirpent tant bien que mal du casier !! Ma parole, c'est pas une boîte aux lettres, c'est la lampe d'Aladdin ! Si ça se trouve, à chaque fois que je la ferme, elle se remplit automatiquement ! :-)

Mais qui peut bien avoir les clefs de cette foutue boîte aux lettres ? Qui ?

Le patron du magasin de photocopies situé au rez-de-chaussée ? La factrice qui habite au 3ème ? Le facteur lui-même ?

Mystère et boule de gomme... (comment ça c'est une expression de grand-mère ?) :-)

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Mes Super-Voisins

   Ma vie d'ermite strasbourgeoise, 2ème jour. ;-)

En arrivant, j'avais trouvé dans ma boîte aux lettres une facture d'électricité très élevée, alors que je n'avais habité l'appart' que 2 jours pour déménager... Pour rectifier le tir, la gentille conseillère de ES (Electricité de Strasbourg) m'avait conseillé (vu qu'elle est conseillère !) de relever moi-même mon compteur pour leur donner les chiffres exacts.

Bon OK, moi j'veux bien, mais euh comment dire, j'ai pas les clefs de la cave... (qui a dit que la (mal)chance tournait ? Ouais, ben si je peux me permettre de faire une modif, la malchance STAGNE avant de tourner). :-)

C'est alors qu'au détour d'un tournant d'escalier (quelque part entre le 1er et le 5ème étage... ;-), je rencontre une voisine du 3ème, que je m'empresse de questionner concernant la fameuse clef de la cave. Elle l'a, elle, cette clef, me propose de ma la prêter, et fouille bien 10 minutes dans un tiroir avant de la brandir, victorieuse : Je l'ai ! C'est que... j'y vais jamais, moi, à la cave ! (Suis-je donc la seule à me faire avoir sur l'électricité dans ce bas-monde ?) ;-)

Compteur relevé, je remonte chez moi faire du ménage (suite des réjouissances !).
Commençons par le commencement : le balai ! Je m'attaque aux poussières de la salle de bain.

Tiens, c'est bizarre, y'a beaucoup de cheveux quand même...

Ah non, c'est des poils de balai !

... ... (balaye balaye)

Verdict : mon balai, tout neuf, perd plus de poils que je ne ramasse de poussières ! De mieux en mieux ! :-)

Attiré par le bruit de la Cendrillon strasbourgeoise qui usine au grenier, mon voisin du dessous (strasbourgeois pure souche !), frappe à ma porte : Bonjour, c'était pour savoir qui avait emménagé au 5ème...
Au milieu de la conversation, je parviens à glisser un mot sur l'eau chaude que je n'ai pas, et hop ! Un quart de seconde plus tard, le voilà devant mon tableau de commandes. Voilà, je vous ai mis ce bouton sur "auto", normalement ça devrait marcher.

Et vos radiateurs ? Vous les avez mis sur "auto" aussi ? Il faut, hein, sinon vous aurez des surprises quand vous les allumerez.

Et sinon, vous voulez venir dîner ce soir ? Moi, timide, n'osant pas m'imposer... Du poisson, ça vous va ? Par contre, on dîne tôt parce que je suis dans la restauration alors j'ai des horaires... 18h30 ? Comme ça, vous pourrez discuter avec ma copine, elle est étudiante aussi.

Saumon, spätzle (= pâtes alsaciennes :-), haricots, et gâteau suédois de chez Ikéa ! :-)

Oui, vraiment, je suis entourée de Super-Voisins !

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Ange gardien, es-tu là ?

   Cyber-café, mon ami : je peux vous donner des nouvelles fraîches !

Lundi, 8h30 : C'est donc un Xavier-Romain Duris version fille qui quitte la région parisienne, 2 sacs en bandoulière, un à la main, et un que je tire tant bien que mal derrière moi. Je vous passe les détails du voyage, le trajet en RER, puis métro, et enfin TGV, tout s'est déroulé sans encombres.

Les emmerdes viennent après.

J'arrive chez moi en sueur (miam miam !) après avoir fait quelque 50 pauses au cours du trajet gare-appart' pour que mes bras récupèrent : 6 mètres, une minute de pause, 6 mètres... ;-)
Je parviens à monter tous les bagages en seulement deux allers-retours jusqu'au 5ème étage. Waouh ! Jusque-là, à part la fatigue, pas de problème.

Après m'être reposée un peu, je prends mon courage à deux mains et me rends dans un magasin de déco où j'avais repéré des objets intéressants et pas chers, dont une lampe pour remplacer E.T, et un tapis. Non non, je ne suis pas si folle que ça, tenez, mon raisonnement se tient : Demain, j'aurai des courbatures, je ne pourrai peut-être plus porter tout ça, autant le faire aujourd'hui. Voilà comment je me suis retrouvée à refaire le chemin vers l'appart, les bras chargés de sacs bien lourds...

De retour là-haut, aaaaahhhhh !!! La raison de ce cri de détresse aiguë : dans les sacs, il manque 2 des articles que j'ai acheté ! Le magasin ne répondant pas au téléphone (ce serait trop facile), je vais encore une fois chercher mon courage, planqué derrière le frigo pour que je l'oublie :-), et je retourne au magasin, en vélo cette fois, eh dites, faut pas déconner non plus !

J'attache mon vélo, récupère mes articles, sors du magasin et, apercevant un supermarché, ma follitude reprend le dessus : Et si je faisais quelques courses ? ça m'éviterait d'avoir trop de trucs à trimballer en même temps demain ! Et zou, me revoilà partie, direction le supermarché.

En sortant, faaatiguée, les bras en bouillie, je me dis : Heureusement, j'ai mon vélo pour le retour... Puis ironiquement : Haha, la malchance là, ce serait qu'on m'ait volé mon vélo ! Paraît que c'est le grand truc ici... Sur ces pensées, j'arrive à l'endroit où mon vélo m'attend et paf ! Dans le mille : plus de vélo !!! Le premier jour !!! Vous y croyez, vous ? Sur ce, la mine déconfite, je me penche pour récupérer mon antivol (laissé là par miracle), et, la poisse ayant décidé de sévir sur moi jusqu'au bout, choisit ce moment même pour faire tomber un bouton de ma veste, à mes pieds, comme pour me narguer et en rajouter exprès une couche...

Pour compléter le tableau, je n'ai pas d'eau chaude ce soir-là, super, une douche froide pour me remonter le moral, justement je me disais qu'il manquait quelque chose...

Il est où mon ange gardien là ???

Edit : Là, j'arrive à vous le raconter avec le sourire, mais je vous assure, sur le moment, ça a été la déprime totale !
Edit 2 : Désolée, y'a pas d'image, je ne sais pas si c'est possible d'en transférer d'un cyber-café... j'en rajouterai une plus tard !

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