Les z'amis, je suis en plein dilemme, c'est affreux, un vrai choix cornélien. Je vous explique, vous allez comprendre...
A Strasbourg, c'est le mois d'août, là. Il y a 10 jours on était en mars, et d'un coup, pof ! Le mois d'août s'est pointé, c'est magique, on saute la période des doutes vestimentaires, vous savez, quand personne ne sait jamais comment s'habiller le matin parce qu'on passe de 10 à 25 degrés dans la même journée. Sauf que si c'est pour avoir un été pourri après, je dis non, ça va pas du tout ça, hein ! ;-)
Donc, mon village Playmobil est envahi par le soleil et la chaleur, chaleur qui monte et qui vient stagner... dans mon appart'. Ahem. Résultat, je dors (ou du moins j'essaye) avec 27 degrés dans la pièce. Même en fermant les stores l'après-midi, ça ne descend pas en dessous de 25... Pour tenter de trouver le sommeil, je fais même le "x" dans mon lit : étendue sur le dos, sans la couette, bras et jambes orientés chacun vers un coin du matelas ! L'inconnue mathématique, c'est moi ! :-)
Vous allez me dire, Mais ouvre tes fenêtres ! et vous n'aurez pas tort. En fait, mes Vélux restent ouverts le jour, les courants d'air rafraîchissant le pigeonnier, mais le soir, je suis obligée de les fermer, car la terreur me gagne. Si si si.
Figurez-vous que dans la journée, quand les fenêtres sont ouvertes, je combats régulièrement des envahisseurs volants, à grands coups de torchons et de pshhhhhhhh. Rigolez pas, chacun fait avec ce qu'il a sous la main. Moi j'ai des torchons. Mais si ça continue, je vais songer à la kalachnikov.
Un coup ce sont les guêpes, qui, chacune leur tour, entrent par l'espace créé par les Vélux, mais ne sont pas capables de sortir ensuite, ces imbéciles. Elles se cognent contre la vitre, qui est certes à l'horizontale et par laquelle on peut certes voir le ciel, mais qui ne laisse pas passer les insectes. Résultat, je suis alertée par des bzzbbbzzzzzzbzbzzbzbzzz continus, et c'est là que, armée de mon torchon, je flanque un grand coup à la visiteuse, qui repart. Estourbie, mais libre.
Et à d'autres moments ce sont les pigeons (normal, pour un pigeonnier, me direz-vous. A mon avis, ils se croient encore au temps où cet appart' n'existait pas, et où ce lieu était leur squatt rien qu'à eux. Pas de bol, la nature n'a pas prévu de pourvoir ces bêtes-là d'une mémoire, d'ailleurs je crois bien que c'est tout le cerveau qui doit leur manquer en fait. Je me demande bien pourquoi ça existe, les pigeons. Parce que j'ai eu beau chercher, j'ai pas trouvé à quoi ça servait. Fin de la parenthèse).
Et les pigeons, ils font encore plus fort que les guêpes. Ils se posent carrément sur ma seule fenêtre pas inclinée, seuls ou en couple, et là ils me laissent des cadeaux fienteux roucoulent à en perdre haleine, jusqu'à ce que je surgisse d'un bon en faisant un super-pshhhhhhhh. La preuve en image (laisse ta souris sur la photo et tu auras même le son) :
Mais ça ne s'arrête pas là. Ces oiseaux, en plus, se vengent. Chassés du bord de ma fenêtre, ils décident maintenant d'envahir l'intérieur ! C'est comme ça que l'autre jour, intriguée par un bruit inhabituel, je suis arrivée à temps dans ma salle de bain pour voir un de ces machins baisser son cou et tenter de passer par le Vélux entre-ouvert !!!
Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai peuuur de laisser mes Vélux ouverts la nuit ? Le risque de se faire attaquer par une de ces bestioles me fait frémir d'avance... Le dilemme se situe donc dans la prise de risque qui s'impose : soit je ferme les fenêtres la nuit pour éviter toute intrusion malvenue, mais je me déssèche lamentablement sans fermer l'oeil, soit je laisse les fenêtres ouvertes pour faire entrer un peu d'air, mais je reste assise sur mon lit toute la nuit à attendre, ma kalachnikov sous le bras... Z'en pensez quoi ? :-)