Rire à l'alsacienne
Dimanche après-midi, 17h30.
Une salle de cinéma strasbourgeoise pleine comme un oeuf.
Un film éclatant de vérité et de sentiments : Paris, de Cédric Klapisch.
Un sujet grave, des répliques touchantes, des répliques pleines d'humour aussi.
Des personnages qui sont toi, moi, elle ou lui, nous, tout simplement.
Et notamment une boulangère bien dans ses principes (Karin Viard, magnifique), décrivant à une cliente sa vendeuse idéale (bouche en cul-de-poule recommandée) :
- Les Normandes elles travaillent bien. C'est comme les Alsaciennes, c'est des bosseuses.
Eclat de rire de la salle.
Ce rire, celui d'alsacien(ne)s, était beau. Sans doute parce qu'il n'y a qu'ici que les gens ont dû rire à cette réplique. Sans doute parce que, on le sait, c'est un cliché. Sans doute parce que ce cliché est quand même agréable à entendre.
Et sans doute parce que je l'ai partagé. Non pas que je sois une bosseuse, non non, cela n'a rien à voir. Mais parce que l'espace d'une seconde, juste avant de me dire Mais non, tu n'es pas d'ici voyons, je me suis crue alsacienne moi aussi.
Par Cécile, Mercredi 5 Mars 2008 à 08:00 GMT+2 dans On se cultive allez hop ! (article, RSS)





