Avoir le cul entre 2 chaises..., vous connaissez l'expression ?
Le cul entre 2 chaises ?
Oui, c'est un peu ce que je ressens en ce moment... :
Sortie de deux semaines de vacances parisiennes et festives,
En plein milieu de deux semaines strasbourgeoises étudiantes (dur, le retour),
En préparation de deux semaines parisiennes de stages et de révisions (perspective mitigée...),
Au loin (mais tout près), une semaine strasbourgeoise de partiels,
Et pour finir, deux semaines parisiennes de stages et de vacances...
Bien sûr, je suis ravie de pouvoir rentrer à Paris pour voir la famille, les amis, pour avancer les projets que j'ai là-bas, pour faire des stages trouvés plus facilement qu'à Strasbourg, pour tout simplement être chez moi !
Bien sûr, je suis ravie de faire mes études à Strasbourg, de faire connaissance avec une nouvelle région, de rencontrer plein de nouvelles personnes, de faire des études qui me plaisent dans une ville qui me plaît, d'avoir une vie d'étudiante et d'habiter seule, chez moi !
Peut-être suis-je trop sensible à certaines choses, peut-être que je me complique trop la vie, peut-être que je m'attarde sur des détails, mais toujours est-il qu'il y a, chaque fois que je reviens de 15 jours à Paris, et chaque fois que je rentre de plusieurs semaines à Strasbourg, un petit temps d'adaptation, oh, c'est l'affaire de quelques jours, mais ce petit temps est vécu avec nostalgie, un peu comme au retour de super vacances pendant lesquelles les aiguilles ont tourné trop vite...
Et en ce moment, les allers et retours en perspective vont faire que je ne vais pas me poser plus de 15 jours au même endroit, ce qui accentue l'écart entre les 2 chaises. Le trou est plus difficile à combler.
Bien à Paris, bien à Strasbourg*. Il n'y a pas de préférence. Ni de choix à faire. Ce n'est pas l'un ou l'autre, c'est les deux, obligatoirement. Et tant mieux ! J'ai la chance d'être tombée dans une ville que j'apprécie, et de me sentir bien dans cette nouvelle vie au milieu des Playmobils... ;-) Mais quand je suis à Strasbourg, je vis Paris dans ma tête, et inversement. Avoir deux chez-soi...
Et - parenthèse - c'est en me faisant ces réflexions que m'est venue la comparaison avec les enfants ayant des parents séparés. Je suppose qu'ils doivent vivre un peu pareil, entre 2 maisons, une semaine chez l'un, une semaine chez l'autre, et d'un coup j'imagine bien mieux ce que doit être la transition : bien chez Papa, bien chez Maman, mais entre les 2, pfiou, pas facile !
N'allez pas croire que je me plains, ce n'est absolument pas le cas (même si ça peut en avoir l'air). La situation pourrait être bien pire !! :-) J'ai déjà souligné que j'adorais Strasbourg et l'orthophonie, et le TGV permet en plus de pouvoir rejoindre Paris très facilement ! Ce billet, c'est juste un peu de quotidien aussi : même heureux, tout n'est pas toujours rire et facilité. Dans ce que l'on ressent, il y a parfois une dose d'ambivalence... :-)
*Merci Manue pour la formule ! ;-) Illustration de Bo Lundberg
Par Cécile, Dimanche 13 Janv 2008 à 08:05 GMT+2 dans Paris-Strasbourg et vice-versa (article, RSS)





