En avant les histoires !

Stage en CP, épisode 1

   Au cours de cette première année en Ecole d'Orthophonie, nous avons de nombreux stages à effectuer (190 heures en tout !), dans le milieu scolaire et avec des orthophonistes notamment. Nous devons caser ces stages quand nous pouvons, à savoir pendant les demi-journées de libres, et nos vacances...

J'ai choisi de commencer par le stage en CP, parce qu'il me semblait que l'apprentissage de la lecture et de l'écriture était surtout intéressant au début de l'année, quand les enfants n'ont pas encore d'automatismes, et qu'ils entrent tout juste à la "grande école". ;-)

J'ai débuté mon stage la semaine avant les vacances, et j'ai pu rencontrer des petits CP très agités... :-)

Les tables étaient disposées exactement comme dans la classe Playmobil ci-dessus (normal, c'est une classe Playmobil ;-), et du fond de la salle, je pouvais donc voir tous les petits élèves sans exception, et circuler avec la maîtresse entre les tables...

Première partie de l'après-midi :  Les enfants cherchent sur une page de leur livre de lecture, 3 mots dans lesquels on entend et on voit le son [a], puis recopient ces mots sur leur cahier d'activité.

La maîtresse passe dans les rangs :

Elève n°1 : Tu as écris "dans". Est-ce que tu entends [a] dans le mot "dans" ?
Elève n°2 : Voici"... Est-ce que tu le vois le [a] dans "voici" ?
Elève n°7 : Fille ? Tu entends [a] dans "fille" ?"   :-)

Deuxième partie de l'après-midi : La maîtresse donne une feuille à chaque enfant, et leur demande de ne sortir que leur règle et leur crayon à papier.

10 minutes plus tard, la classe n'est toujours pas prête à écouter la consigne : Elève n°4 taille  son crayon, Elève n°15 cherche sa règle dans son casier, pendant que Elève n°8 dessine sur sa feuille et qu'Elève n°12 se retourne pour discuter avec sa voisine de derrière. Elève n°4 retaille son crayon.

La maîtresse demande le silence, trouve la règle d'Elève n°15 tout en demandant à Elève n°12 de se taire et en retournant la feuille d'Elève n°8 pour qu'il puisse faire l'exercice malgré les dessins faits au recto.

Elève n°4 taille son crayon.

La maîtresse peut enfin parler : Avec votre crayon seulement, vous allez tirer un trait sur la feuille. Sans la règle.

Les enfants s'exécutent : Elève n°3 trace un trait magnifique, Elève n°9 en fait plusieurs. J'ai dit "un trait" seulement !

Elève n°4 taille son crayon.

Maintenant, vous allez prendre votre règle, et la poser sur le trait, comme ça. (elle montre au tableau en même temps).
Qu'est-ce qu'on remarque ?

- Et ben, la règle, elle est plus grande que la feuille !  :-)
- En fait et ben le trait il était pas bien droit !

D'accord. Alors maintenant, vous allez prendre votre règle, et tracer un trait avec.

Elève n°4 me demande si je peux lui tailler son crayon.  :-)

S'ensuivra la démonstration suivante : la règle sert à tracer des traits bien droits. Cela peut paraître tellement simple aujourd'hui, mais on a bien dû l'apprendre un jour nous aussi...!

Edit : En me relisant, me vient à l'esprit que le fait de donner des numéros aux élèves pourrait en choquer certains... Je précise donc que l'idée n'est absolument pas de les "étiqueter", mais d'une part, de ne pas mettre les vrais prénoms (que je ne connais d'ailleurs pas encore bien !), d'autre part, de ne pas avoir à leur trouver de faux prénoms (!), et enfin, parce que c'est la solution la plus simple et pratique que j'ai trouvée pour pallier les 2 "problèmes" sus-cités...! ;-)

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Vive le sport !

   Haaa... (soupir de satisfaction).

J'ai eu l'occasion de retrouver mon petit gymnase, dès vendredi soir, quelques heures après avoir débarqué chez moi. L'envie me démangeait depuis quelques semaines, de refaire des acrobaties ailleurs que dans ma tête (rigolez pas, c'est technique une acrobatie, faut pas paumer la notice ! ;-)

Je me suis bien inscrite au sport à la fac, et il est certes possible de faire de la gym aux agrès, mais malheureusement les horaires pour ce semestre ne me convenaient absolument pas... En espérant que ça colle mieux pour le prochain !

Je me contente donc, à Strasbourg, de monter mes 5 étages plusieurs fois pas jour, et de faire un jogging tous les 36 du mois, c'est-à-dire quand mes week-end ne sont pas trop remplis, ce qui n'est pas arrivé souvent depuis que je suis arrivée !

J'essaye donc dès que je le peux, de conserver le plus possible mes acquis. Et c'est ce que j'ai eu la joie de faire vendredi : reprendre l'échauffement tyrannique (mais indispensable !), les sauts périlleux, et les sensations sur le trampoline, mon défouloir préféré ! ;-)

Résultat, je suis dééétendue et en pleine forme pour commencer ces vacances ! Vive le sport ! :-)

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Retour à Paris !

   L'être humain et sa perception du temps qui passe... toute une histoire !

Vous avez remarqué comme nos impressions sont souvent bizarres et déforment la réalité quand on formule ce que l'on ressent à propos du temps écoulé, à venir, ou même présent ?

Dans le TGV qui me ramenait à Paris hier, après 5 semaines passées à Strasbourg, j'avais la sensation d'être partie au moins 6 mois, à l'étranger (carrément !), et de revenir au pays après avoir vécu une foultitude d'aventures (et mésaventures ;-) !

Mais contrairement aux héros de films qui reviennent dans leur village d'enfance, 20 ans après en être partis, et qui sont choqués par les changements qui se dressent devant eux, en région parisienne, rien n'a changé ! :-)

Si ce n'est les feuilles tombées des arbres, et les boîtes de Nes*quick au design désormais révolutionnaire (ben je bois plus de Nes*quick moi, alors quand je rentre à la maison et que la boîte de mon enfance n'est plus là (Damned ! En 5 semaines, vous vous rendez compte ?), alors que je n'y ai même pas été préparée (quelle honte !), mes yeux se retournent dans leurs orbites ! :-)

Pour revenir à nos moutons temporels, une autre impression, différente de la première, est survenue ce matin, quand, en passant la porte de la cuisine pour prendre mon p'tit déj, j'ai trouvé mes 2 frangins assis autour de la table... Là, je suis revenue direct il y a 1 mois et demi, voire l'année dernière, quand Strabourg ne faisait pas encore partie de ma vie !

J'avais l'impression de sortir d'un looong rêve, rempli de vie dans mon village Playmobil, de vol de vélo, et de cours d'orthophonie... ;-) Heureusement, la boîte de Nes*quick était là pour me ramener à la réalité : "ééé non, ça fait 5 semaines que t'es partie, cocotte !" Là, mes neurones se sont connectés, et mon cerveau a formulé un "ah ouais, c'est vrai..." endormi, mais conscient ! :-) 

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C'est les vacances !!

De retour en France* pour 10 jours !! ;-)

*Oui parce que les alsaciens (les plus âgés surtout !) disent toujours "la France" quand ils parlent du reste du pays, comme si l'Alsace faisait encore partie de l'Allemagne, et parce que la culture y est particulière aussi, d'où la différence ! C'est assez folklo ! Surtout quand on s'y attend pas !

Par exemple, en pleine discussion avec un alsacien, peu importe le sujet, un parisien (ou un lyonnais ou un bordelais ou autre...) pourra entendre "En Alsace, c'est comme-ci [...], mais chez vous, en France, c'est comme ça !" :-)

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Ouahaaa !

   En une semaine, on est passé de 20 à 7 degrés !!!

C'est arrivé tellement vite, et on a tellement froid tout d'un coup, qu'on a l'impression qu'il fait 0 degré !

La "plage" de Strasbourg a fermé, les marrons chauds sont dans la place ;-), et les gens ne se différencient plus que par leurs bonnets ! :-)

Qu'est-ce que ce sera quand il fera - 10 ?? :-)

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L'automne Playmobil

L'autre jour, avec une copine de promo, nous avons décidé de profiter du beau temps exceptionnel et de notre forme olympique (mouah haha !) pour faire d'une pierre deux coups : sport et visite du village Playmobil !

C'est ainsi que par un beau dimanche, nous voilà parties au Parc de l'Orangerie (de l'Orangerie, padam padam pam !) pour un petit jogging...

Réputé pour sa beauté, ses jeux pour enfants, ses spécialités du coin (cigognes !) ou pas (singes, lynx... ;-), ce parc est une petite merveille de tranquillité et est bien agréable il faut reconnaître...

 

 

Et puis... c'est l'automne. Le post-scriptum du soleil (Pierre Véron). ;-)

 

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Petit point (de suspension)

   Savez quoi ? J'ai décidé de râler.

Caliméro a dû déteindre sur moi ou... Toujours est-il que ce jour va être consacré à un petit point sur la situation dans laquelle je me trouve, digne d'une pièce de théâtre burlesque, et croyez-moi, j'exagère pas du tout !

Pour commencer, je rappelle que je suis arrivée à Strasbourg une bonne semaine avant ma rentrée, afin de pouvoir accueillir les différents livreurs et techniciens qui devaient me livrer une table, un lit, un bureau et Internet cette semaine-là... (à ce moment de l'histoire, les points de suspension ne le savaient pas encore, mais ils allaient rapidement exprimer tous les sous-entendus contenus dans leur suspension).

En réalité pendant cette semaine, j'ai eu le loisir de faire toutes les choses nécessaires à une installation, telles que déplacements dans diverses administrations, achats variés, repérages en tous genres... mais les meubles, j'en ai pas vu la queue d'un, et je ne vous parle même pas d'Internet... (à ce moment de l'histoire, la suspension des points s'accroit légèrement, mais laisse espérer une amélioration imminente).

Entre cette époque déjà fort lointaine (presque 1 mois) et aujourd'hui, j'ai quand même eu la joie de recevoir dans ma boîte aux lettres et par recommandés multiples, tous les accessoires utiles à l'installation d'un lit, à savoir draps, couette, oreillers, et enfin pas plus tard qu'hier, housse de couette... (là, la suspension des petits points se renforce, évoquant des complications certaines).

Car, alors que mon appartement devrait être meublé depuis maintenant 3 semaines, j'ai reçu en tout et pour tout : un lit.

Vous me direz, c'est déjà pas mal ! Ben oui, mais je l'ai quand même attendu 2 semaines, ce lit, et entre les nuits presque à même le sol, les repas au raz du Lino, et les apprentissages de cours assise par terre, écrivant sur un carton, j'ai vécu pendant 2 semaines, non-stop à maxi 10 cm du sol !! Je n'en dirai qu'une chose, comprenne qui voudra : 10 cm, c'est peu. ;-)

Maintenant, déjà, je vis de nouveau à une hauteur humaine, et mon appart' commence enfin à prendre des allures d'appart' habité. Les 2 autres meubles, quand ils auront décidé d'arriver, ils arriveront... (vous remarquerez que la suspension a désormais atteint un niveau des plus élevés, laissant présager le pire).

La semaine dernière, alors que je l'avais déjà attendu 2 semaines lui aussi, un technicien France Téléc*m vient m'installer Internet. La prise téléphonique ayant l'air de fonctionner, il descend dans la cage d'escalier repérer les points de branchements qui pourraient accueillir mes câbles ouebiens à moi... (si vous plissez légèrement les paupières, vous pourrez vous apercevoir que la suspension de mes petits points est à présent au bord de la dépression).

Le technicien remonte, et me dit texto : "J'ai bien peur qu'Internet, chez vous, ce soit pas pour tout de suite."
Moi : "???" (horrifiée d'avance).
Lui : "Il y a bien un point de connexion sur le devant de l'immeuble, auquel tous les câbles de l'immeuble sont reliés, mais les vôtres, de câbles, ils pendouillent dans la cage d'escalier. Il faudrait percer la façade pour les connecter. C'est du gros-oeuvre, ça."
Moi, intérieurement : "C'est pas vrai, mais dites-moi que c'est pas vrai !"

Au final, il a pas pu m'installer Internet, hein, ça se saurait, est reparti ma joie sous le bras, ça fait 3 fois que j'appelle l'agence (qui fait le lien entre mon appart' et les proprio) pour leur rappeler que j'ai besoin d'un électricien, et ça fait 15 fois qu'ils transmettent aux proprio qui, eux, ne me rappellent pas.

J'ai le droit de crier ? C'est vrai ? Je p.. je peux ?

OOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ! (désarroi intense).

Quand je pense que je m'y étais pris à l'avance... (suspension finale). ;-)

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Week-end d'intégration !

   Non, je ne vais pas vous raconter des histoires de bizutage ignobles, ni des défis de la plus haute débilité à réaliser, pour la simple et bonne raison qu'il n'y en a pas eu, et c'est tant mieux !

Nous avons passé un super week-end dans les Vosges, organisé par les 2ème année pour notre intégration ! Partis de Strasbourg le samedi matin, revenus le dimanche soir, 2 jours de parenthèse totale au milieu des champs, des vaches, et des boucs (oui, ils collectionnent les boucs dans ce pays, bicolores marrons et blancs, tellement gros qu'on dirait des mammouths frisotés, mais qui a vu que la cigogne était ici la mascotte ? :-)

Nous logions dans un centre de colos, situé en contre-haut d'un petit ruisseau accompagné de son lavoir... manquait plus que Heidi débarque et le tableau était complet ! ;-)

Pour vous résumer les 2 jours, nous ont été attribués nos parrains/marraines (surtout des marraines, hein, vous leurrez pas, y'a pas plus de mecs dans la promo de 2ème année que dans les autres ! :-), que nous avons dû trouver à partir d'une courte description d'eux-mêmes piochée dans une corbeille...

Le samedi après-midi a été consacré à un jeu de l'oie taille humaine, dont les cases correspondaient à des jeux, tests, devinettes, défis à réaliser ! A suivi une soirée flammekueche maisons - rugby - soirée dansante - bavardages... qui s'est terminée tard dans la nuit (voire pas terminée du tout pour certains !).

Le dimanche, la courte matinée (due à un réveil très fortement échelonné ;-) s'est écoulée entre bronzage au soleil (voilà l'été voilà l'été, enfin l'été é ééé ! :-), discussions tranquilles, et ménage (ben oui, faut bien, après une soirée remuante !), et l'après-midi, un jeu plus "intellectuel" que celui du samedi nous a été proposé, en équipes composées de marraines/filleul(e)s : questions sur l'Alsace, sur l'école d'ortho, de la culture G, des chansons et mimes à exécuter etc. Les 2 équipes gagnantes s'affrontaient au final par un "Chabada bada", jeu magnifique de culture et réflexe musical (si y'en a qui sont intéressés, je vous expliquerai) !

Outre les jeux, ce week-end nous a surtout permis de mieux nous connaître entre nous, et de faire la connaissance des 2ème année, de parler des études, du métier, des stages... Et ça donne maintenant une ambiance très sympa, qui commence à être fondée sur des souvenirs, le début de tout ! ;-)

Bref, je souhaite à tous les étudiants de vivre un jour un week-end d'inté comme ça, dans une ambiance détendue et bonne enfant, sans avoir à vendre du PQ dans la rue ou d'autres choses bien pires ! C'est sûr, c'est du boulot à organiser pour ceux qui le font, mais le résultat en vaut tellement la peine !

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En grève !

   Hier, 10 000 étudiants et professionnels de santé se sont réunis à Paris pour manifester, peut-être en avez-vous entendu parler...?

Tout le corps médical et paramédical protestait contre les "solutions" du gouvernement pour pallier les inégalités de répartitions des médecins sur le territoire français.

   Hier, et un regroupement de cette ampleur était attendu depuis longtemps, c'est toute la France médicale et paramédicale qui était rassemblée, allant de la gare Montparnasse jusqu'aux Invalides. Des cars venus des 4 coins de l'Hexagone ont convergé vers Paris hier matin, dont les internes, externes, et futurs orthophonistes de Strasbourg, qui sont partis à 5h30 du matin, heure playmobil. ;-)

Pour vous résumer la situation, il s'agit pour le gouvernement de mieux répartir les professionnels de santé en France, en leur interdisant d'exercer ailleurs que dans la région où ils ont été diplômés. Dans le cas où ils décideraient de changer de ville quand même, ils ne seraient plus conventionnés par l'Etat, c'est-à-dire que leurs patients ne seraient plus remboursés par la Sécurité Sociale en bénéficiant des soins !!

La Sécu ne participant plus au remboursement des soins, les patients n'auraient alors d'autre choix que d'avoir recours à leur mutuelle, pour ceux qui en ont une, à savoir les mieux lotis financièrement !!!

Cette loi doit être votée le 23 octobre, et tous les futurs professionnels de santé susceptibles de travailler en libéral sont concernés. Cela mécontente, non seulement parce qu'elle nous enlève notre liberté de lieu d'installation, mais également parce qu'elle crée une inégalité sociale en privilégiant certains patients plus aisés.

Nous revendiquons donc la santé pour tous, et pas uniquement pour les plus fortunés, comme c'est le cas aux Etats-Unis (pas de Sécu !).
Visiblement, le message n'est pas bien passé hier auprès des médias, puisqu'ils parlent tous aujourd'hui de notre colère vis-à-vis de la sectorisation. Or, cette loi pénalise aussi les patients, c'est-à-dire VOUS, lecteurs !!!

Les manifestations continuent dans toute la France la semaine prochaine, alors, répétons ensemble :    ;-)

Sur l'air de "Emmenez-moi" de Charles Aznavour :
            Emmenez-nous chez Roselyne Bachelot
            Car le système de santé tombe à l'eau
            Il nous semble que le danger
            Serait d'être déconventionnés !

Au nom des futurs orthophonistes : Nous soignons votre voix, entendez la nôtre !

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Le champignon dyslexique

   "Mais qu'est-ce donc que ce titre sorti tout droit du c*l d'une vache ?", vous demandez-vous en ouvrant cette page.

En fait, il s'agit du titre d'une vidéo Youtube trouvée un peu par hasard (non, ma recherche n'était pas "champignon" si vous voulez savoir !). :-)

Aujourd'hui, 10.10.2007 (dix dix deux-mille-sept), c'est la "Journée des Dys", l'occasion de mieux connaître les troubles "dys" (dyslexie, dysphasie, dyspraxie...), d'apprendre à mieux accompagner les personnes "dys", et de donner la parole aux "dys", d'où les nombreux colloques et conférences partout en France. Evidemment, les orthophonistes sont plus que concernés, c'est pourquoi j'ai choisi ce jour pour vous montrer ce petit film :

Une troupe de comédiens essaye tant bien que mal de jouer des contes pour enfants. Dans cette vidéo, le conte "Le Champignon dyslexique" a du mal à démarrer, car le narrateur ne parvient pas à énoncer le mot "dyslexique"...

Certes, la vidéo ne va pas très loin, mais elle donne quand même un petit aperçu des conséquences que peut avoir la dyslexie sur quelqu'un, et particulièrement sur un enfant : les autres ne se montrent pas très compréhensibles devant la difficulté d'énonciation, et ils se moquent même de cette difficulté : "il est handicapé de la langue ou quoi ?".

De son côté, le comédien-narrateur montre très bien l'énervement qui gagne le concerné parce qu'il n'arrive pas à parler correctement. Le fait est qu'il finit par réussir à prononcer le mot "dyslexique", sans s'en rendre compte, donc à un moment où il ne s'acharnait pas sur ce mot.

La morale n'est pas clairement énoncée, elle y est suggérée : avoir une difficulté de langage, ce n'est facile ni vis-à-vis des autres, ni vis-à-vis de soi.

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Chiche ?

   Tout est parti d'un bête pari (pléonasme ?) au mois d'avril dernier : emportée par la foule qui nous traîne, nous entraîne... par la ronde des concours, le stress et autres réjouissances, j'ai un jour lancé sur MSN : Si j'ai un concours avant les grandes vacances, je me teins les cheveux ! Le jeu étant que chacun propose une couleur flashy, puisque mon but était de me lancer un petit défi à la con et de marquer dignement la réussite si tel était le cas !

On m'a donc proposé rouge, rose, orange, fuchsia (si si ça s'écrit comme ça, voilà au moins un mot que j'aurais retenu sur les quelques centaines apprises l'an dernier !), et (spéciale dédicace à Yoann qui se reconnaîtra) la couleur blert, un mélange de bleu et de vert, c'est Tw*ngo qui l'a inventé (copyright Dany Boon) !

Sachant que je ne voulais conserver cette couleur flashy sur ma tête que pendant l'été (oui il y a des limites à ma follitude :-) j'ai entrepris de chercher LE moyen de colorer flashy de manière à ce que ça ne parte pas au premier lavage mais que ça ne dure pas non plus des lustres... Et surtout, que ça ne me coûte pas un bras ! ;-)

Vous vous en doutez, ce moyen existe autant sur Internet que Sigmund Freud dans mon placard, mais je suis par contre tombée sur des témoignages de colorations au henné, forts intéressants...

Le henné a toutes les qualités : naturel, colorant qui se base sur la couleur initiale des cheveux, épaississant et fortifiant, bref ! Je le sentais, le henné allait devenir mon ami ! Le dilemme qui s'est présenté alors était dans le "flashy". Certes, le henné peut donner du orange vif, si vos cheveux sont blonds, mais sur des cheveux châtains foncés comme les miens, ça n'allait pas être de la tarte !

De plus, appliquer du henné par-dessus une coloration (et inversement) ne donne pas un résultat franchement appétissant... ;-) Et comme j'étais mordue par le henné, j'ai décidé secrètement de laisser tomber mon pari, trop pressée d'essayer la merveille...

Comme je le prévoyais, le résultat ne fut pas à tomber par terre, maiiis on pouvait distinguer quelques reflets roux par-ci par-là. Bon ok, y'a que moi qui les voyais. ;-)
Mais forte de ma 1ère expérience, je me suis dit qu'après l'été, période ensoleillée ou les cheveux souvent s'éclaircissent, les miens se prêteraient peut-être davantage à l'opération...

Et c'est ce que j'ai fait :

    
                     Avant (hiver)                       Après (sur des cheveux déjà éclaircis par le soleil)

Bon, vous emballez pas, sur la 2ème photo, y'a beaucoup plus de soleil que sur la 1ère, ça fausse énormément la couleur.
En réalité, ça ressemble davantage à ça, j'ai donc plus gagné des reflets auburns qu'un réelle couleur :

Encore une fois, l'éclairage change énormément les tons, mais je ne suis pas assez pro pour vous donner les couleurs exactes...

Le principal, c'est que j'ai fini par semi-gagner mon pari : "semi" parce que ce n'est pas orange flashy, "gagner" parce que bon, quand même j'ai essayé ! :-)

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Panique au lavomatique !

   Wow... des rimes dans les titres maintenant... si ça continue je vais finir par me faire embaucher comme faiseuse de titres ultra-fendards dans des journaux gratuits ! :-)

Oui alors, la dernière, c'est que je suis allée faire ma lessive dans une laverie automatique. Normal, quoi. Enfin comme le font beaucoup de gens, et en particulier beaucoup d'étudiants, c'est tellement pratique !

J'avais été repérer avant comment ça marchait, et, toute guillerette, j'arrive dans la salle, où une machine tournait toute seule. En voilà un qu'a pas peur pour son linge... Je commence à lire les instructions pour me les remettre en tête : "Mettre le linge dans la machine...gnagnagna...appuyer sur tel bouton gnagnagna....insérer votre lessive dans le bac correspondant... flûte ! La lessive ! J'ai oublié de prendre de la lessive !

Même pas drôle... retourner la chercher, c'est pas grave encore, mais remonter les 5 étages (déjà montés 3 fois dans la journée), pfft, la plaie !

Enfin, une fois revenue avec l'attirail complet, je me lance : "Mettre le linge dans la machine", jusque-là c'est pô trop compliqué... "Bien fermer le hublot". Je claque la porte, puis, voyant que la poignée peut se tourner, je la tourne dans un sens... ... ...ah oui, elle tourne la poignée, elle tourne même si bien qu'elle ne s'arrête jamais, je pourrai tourner à l'infini comme ça, bon c'est pas tout mais je peux plus ouvrir la porte maintenant... :-/

Merdeuhmerdeuhmerdeuhmerde ! Je retourne la poignée dans l'autre sens, enfin évidemment j'avais pas compté le nombre de tours alors, où s'arrêter ? Je tourne et retourne désespérement en espérant peut-être... euh j'sais pas... un déclic ? (je rêve, moi...)

Je tire, je pousse la poignée... oh miracle ! ça s'ouvre ! Ouf, d'accord, ok, j'ai pigé : 'faut pousser la poignée pour ouvrir. Rassurée, je la referme, sélectionne mes préférences, paye, récupère la monnaie, appuie sur "start".

La machine affiche 23 minutes de lavage. J'ai le temps. Je m'asseois, ouvre un bouquin sur la dyslexie (oui paske j'vous ai pas dit, mais mes cours ont fini par commencer quand même...! :-), bien décidée à rentabiliser l'attente...

Au bout de quelques minutes, la machine n'ayant toujours pas démarré, je me dis ça y est y'a un bug, pose mon bouquin, et m'approche de la bête comme si elle avait un moucheron dans l'oeil... ;-) Les minutes défilent tranquillement sans que le lavage ne semble décidé à se lancer...

A ce moment, une jeune femme entre, visiblement étudiante aussi, et jette un coup d'oeil sur la machine qui tourne toute seule à côté. Profitant de l'aubaine, je la supplie à genoux de me venir en aide questionne sur les machines, c'est normal, c'est pas normal etc. Ah oui, celle-là (désignant la mienne), j'avais remarqué qu'elle marchait pas bien. Super...

Et il faut savoir une chose, dans les lavomatiques (en tout cas celui-là), les boutons "stop", ça existe pas. Et au-dessus des machines, si on regarde bien, il y a un petit écriteau où quelqu'un de bien intentionné a marqué : "Merci de ne pas ouvrir le hublot avant l'arrêt total de l'appareil (0 minute), cela endommage la machine et la rend inutilisable pour les clients suivants." Ha..Ha..Ha... J'ai gagné un quart d'heure de lecture.

Une fois le caprice de l'engin fini, je transfère mon linge dans la machine d'à côté, croisant les doigts pour que ça marche... Bien sûr, il s'agit de repayer, sinon je peux toujours me mettre ma lessive sale là où j'pense l'attendre, mon linge propre... ;-)

Cette fois la machine semble lancée, yesss ! Je retourne à mon bouquin, en continuant de jeter de temps à autre un regard méfiant sur la boîte rouge...

Vingt-cinq minutes plus tard, je ressors, après avoir vérifié 15 fois que j'oubliais pas un truc... :-)

Je me demande si je préfèrerais pas aller au lavoir tout compte fait... :-)

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La Tarte aux Billes

Et ben faites pas des yeux interloqués comme ça voyons ! ;-) J'm'en va vous expliquer...

Lundi soir, pour fêter la rentrée, des étudiants en orthophonie bourrés de bonnes idées avaient prévu un début de soirée à La Tarte aux Billes, un bar à jeux situé dans le centre de Strasbourg.

Nous avions le bar pour nous tous seuls de 17h à 20h, pour faire connaissance avec les différentes promos, et se défouler autour de jeux de société fort poilants ! :-)

Conversations et jeux sont accompagnés d'une carte boissons et grignotages bien alléchants, originaux et faits maisons ! Et tout au long de la soirée, on tourne, on change de table, on rencontre d'autres voisins, et ça papote, et ça questionne les anciens, et ça rit de bon coeur, dans une ambiance, vous l'aurez deviné, joyeuse et détendue...! 

L'accueil y est en plus vraiment chaleureux, les pièces colorées donnent du peps, alors n'hésitez plus ! Si vous passez un jour par Strasbourg, ne loupez pas la chose, que vous soyez seul ou à plusieurs : foncez !

Edit : Oserai-je demander des nouvelles de celles et ceux qui ont passé le concours de Lille début septembre et qui recevaient leurs résultats aujourd'hui ??? Qu'en est-il de vous les z'amis ?

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Le mystère de la boîte aux lettres

   
   Voilà. ça fait aujourd'hui une semaine que j'ai intégré le pigeonnier. Une semaine que j'étale mes affaires aux 4 coins de l'appart' pour remplir le vide en attendant les meubles, pour "prendre possession".
J'ai bien des livraisons qui arrivent, mais que des petits objets ou compléments des meubles.
C'est ainsi que... tatin tintin (musique de James Bond au moment le plus crucial).

Vendredi, 11h30. Revenant de la Poste, ma couette sous le bras, je prends mon courrier dans la boîte aux lettres, espérant y trouver un quelconque recommandé annonçant la suite des arrivages.
Ma boîte aux lettres se situant par-dessus toutes les autres, et mes yeux arrivant, à peu près, à la hauteur des boîtes aux lettres situées au niveau 2 en partant du bas (c'est vous dire si le jeu de construction est adapté :-), je me hisse sur la pointe des pieds en tâtonnant le plus loin possible à l'intérieur du cube étiqueté à mon nom.

Du bout des doigts, je sens une enveloppe confortablement installée loin, très loin, dans le 36ème coin de ma boîte aux lettres (oui, j'ai une boîte aux lettres de ministre). ;-) Pour l'attraper, je monte les escaliers, situés derrière la pile de boîtes, et me contorsionne jusqu'à atteindre la hauteur de mon courrier. Au final, il s'agit d'une lettre de ma mère, chouette ! Au moins je n'aurai pas fait cette gymnastique pour un bête bout de papier ! ;-)

Toujours vendredi, 12h30. On sonne ! Je décroche l'interphone et m'égosille toute seule dans le combiné... Une porte claque dans le hall tooout en bas de l'immeuble. Après quelques minutes d'attente, au cas où l'abruti qui a sonné sans rien dire se remanifeste, je descends les 10 étages de mon immeuble particulier les 5 étages aux marches craquantes, on ne sait jamais, des fois que ce soit vraiment un abruti fini et qu'il ait laissé le paquet dans le hall... rien ! Dehors, devant l'immeuble : rien non plus ! Une blague ?

J'ouvre ma boîte aux lettres une nouvelle fois, c'est peut-être juste un recommandé, même si à 12h30 c'est peu probable venant de la Poste... 'sont dévoués mais quand même ! ;-)
Et là : surprise ! Des objets emballés dans un plastique non rigide sont tassés dans ma boîte !! Mais par quelle opération du Saint-Esprit se sont-ils retrouvés là-dedans ? Il ne sont quand même pas passés par la fente ?!

Quelqu'un a les clefs de ma boîte aux lettres.  
                           
Mais qui ???

Encore et toujours vendredi, 15h. Je reviens d'une course quand l'idée me vient de regarder à nouveau dans ma boîte aux lettres, des fois que le Saint-Esprit ait encore frappé. ;-) J'enfonce la clef...la porte ne s'ouvre pas. La clef tourne dans du mou. Essai n°2 : ça s'ouvre ! Ma boîte est pleine à craquer d'un plastique équivalent au précédent. Je tire. Me tombent dans les bras une alèse et une nappe de repassage. Je tire encore. Et voilà 2 oreillers qui s'extirpent tant bien que mal du casier !! Ma parole, c'est pas une boîte aux lettres, c'est la lampe d'Aladdin ! Si ça se trouve, à chaque fois que je la ferme, elle se remplit automatiquement ! :-)

Mais qui peut bien avoir les clefs de cette foutue boîte aux lettres ? Qui ?

Le patron du magasin de photocopies situé au rez-de-chaussée ? La factrice qui habite au 3ème ? Le facteur lui-même ?

Mystère et boule de gomme... (comment ça c'est une expression de grand-mère ?) :-)

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