Sac, ferme-toi !
Samedi matin, après le petit-dèj. Une énergie débordante me pousse, au saut du lit (à quelques minutes près !), à entreprendre la lourde tâche qui consiste à boucler mon sac.
Le départ est dans 2 jours, je dois impérativement faire un essai, histoire de pas me retrouver avec un sac qui ferme pas, 1/4 d'heure avant de partir lundi matin...
Les cheveux ébouriffés (comment ça "comme quand tu es coiffée" ? :-), encore en pyjama (ben oui, quoi, y'a urgence là !), je me lance hardiment dans ce remplissage matinal, avec toute la bonne volonté que vous imaginez.
Tee-shirt, pulls (bôôôcoup de pulls, l'hiver est rude dans mon village Playmobil), chaussettes, sous-vêtements, tout ce que je compte emmener, c'est-à-dire toutes les fringues que je mets régulièrement, se retrouvent en piles bien tassées, sauf les chaussettes qui, elles, se glissent dans les recoins.
Après ça, vu qu'il reste encore des trous, je colmate avec tous les objets divers et variés qui doivent impérativement m'accompagner là-haut dans mon pigeonnier. Là, mon pauvre sac de voyage commence un peu à étouffer... pour lui donner un peu d'air, j'ouvre les fermetures éclair des côtés, qui, libérant des bouts de tissus supplémentaires, agrandissent la largeur du sac de quelques centimètres. Bon, ben je crois que c'est bon ! Je vais pouvoir fermer !
Ma parole, il reste de la place !
Je lève les yeux, parcoure ma chambre du regard en me disant que, peut-être, je tomberai sur des affaires oubliées.
Et là : horreur ! Ma pile de pantalons se dresse devant moi, profitant de ce qu'elle se trouve sur ma commode, et donc à ma hauteur, pour me toiser avec dédain. Je l'avais mise de côté pour ne rajouter les pantalons qu'à la fin, sur le dessus du sac, et éviter d'une part, de les froisser, d'autre part, d'avoir la pile en question à repasser avec la paume de ma main, merci bien (non pas que je n'aie pas confiance en ma paume, c'est pas la question, mais le fer à repasser est encore un objet en voie d'apparition dans mon appart' Playmobil) !
Je répartis tant bien que mal mes pantalons par-dessus tout le reste.
Je rabats le dessus du sac, agrippe les fermetures éclair, et tire.
Re-tire.
Arrivées aux tournants, les glissières se refusent à toute progression et s'arrêtent net.
J'opte alors pour la prise des commandes. Puisque, comme l'a si bien dit Jean-Pierre Bacri dans Un air de Famille, on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre, je prends les choses en main et m'agenouille sur le sac, bien décidée à faire craquer les 2 accolytes.
Une dans chaque main, je parviens à les faire se rejoindre, non sans mal. Pfiou ! Mission accomplie !
...
Bon ! Je vais ptèt m'habiller maintenant ! Qu'est-ce que j'en ai fait, déjà, de mon tee-shirt adoré, celui que j'avais dit que je metterai pour la dernière fois aujourd'hui et que j'emmènerai ensuite à Strasbourg........? ;-)
Par Cécile, Dimanche 23 Sept 2007 à 08:30 GMT+2 dans Délires et follitude (article, RSS)





