Galération au Photomaton

Talala lalala talala lalala (musique accordéonistique d'Amélie Poulain).
Pour s'inscrire en école d'orthophonie, comme pour toute démarche administrative, il faut fournir des photos d'identité. Pour ce faire, plusieurs choix s'offrent à nous : les faire nous-mêmes au numérique, autrement dit : y passer sa journée :-), aller chez un photographe (mais encore faut-il en avoir un pas loin), ou se rendre dans le Photomaton le plus proche.
Et c'est cette dernière option que j'ai choisi, en fille flemmarde très occupée que je suis !
Il y a un tout nouveau Photomaton dans la gare toute neuve à 2 minutes de chez moi, je n'allais pas me mettre en quête d'un photographe jusqu'à Trifouilli-les-Oies et risquer 1/ de rencontrer la comère du village, 2/de prendre un bus bondé, 3/ de faire la queue de la rentrée chez le photographe ! ;-)
Donc, me voici devant la cabine dudit Photomaton. Ne rigolez pas avec vos photos d'identité, me dit une blonde aux cheveux courts placardée sur la machine. Oui, bon. Je viens pas pour un passeport, et puis de toute façon, les Photomatons sont toujours tellement agréables d'utilisation, que quand tu ressors avec une tronche de cake aux olives cramé en 8 exemplaires, t'as généralement pas franchement envie de rigoler. Pas de problème, donc.
Sauf que. Je suis à peine rentrée dans la cabine qu'une voix de bécasse écervelée m'indique la marche à suivre, le volume vocal poussé au maximum. Toute la gare sait maintenant que quelqu'un est entré dans le Photomaton. Génial.
Je cherche désespérément le bouton de réglage du volume, pendant que l'autre hystérique me hurle ses instructions.
Au bout de 5 bonnes minutes à chercher, le bilan est définitif : y'en a pas.
Vu que je sais ce que je veux, je me dépêche à chaque nouvelle étape d'appuyer sur le bouton qui correspond, afin d'éviter de ressortir avec une migraine photomatonique. :-)
Une fois mon visage placé dans l'oval, comme me l'a indiqué l'aboyeuse de service, j'appuye sur le bouton qui déclenche l'appareil photo. Pour essayer d'oublier la voix horripilante mais toujours aussi pressée de me guider, je me concentre sur les indications écrites au bas de l'écran, sous mon visage :
- Vous êtes prêt ?
- Attention :
Là, s'ensuit un blanc de 2 secondes, pendant lequel j'ai le temps de prendre la pose voulue, puis, sceptique, de ranger mon sourire, inquiète que plus aucun bruit n'apparaisse. C'est à ce moment que CLIKIK ! Le petit oiseau se décide à sortir, et me présente une magnifique photo de moi complètement interrogationnée...! 
Heureusement, jour de chance, j'ai droit à un 2ème essai, que je m'empresse de demander. Recommence le même scénario, mais, bien que j'aie cette fois saisi qu'il fallait garder la pose plus longtemps, la photo ne convient toujours pas, et pour cause : mon regard est tourné vers le bas. ... ... ... Ayé, j'ai compris : je lisais les instructions en bas de l'écran ! :-)
A ce moment, la bonne dame ne peut s'empêcher de claironner, HAUT et FORT : Ceci est votre dernier essai.
Toute la gare est maintenant au courant que la pauvre tâche qui se trouve depuis une demi-heure dans le Photomaton s'est trouvée très moche sur les 2 premiers clichés, et que l'heure est maintenant venue de réussir, enfin, un portrait convenable, et que donc c'est trop le stress derrière le rideau. Et toute la gare de pouffer. Merci bien.
Complètement au taquet, je guette le "attention", attends 2 secondes avant de sortir mon sourire, regarde vers le haut de l'écran où se cache l'objectif, et CLIKIK ! Ouf, c'est fait ! Je croise les doigts en attendant le dernier cliché, et là, nouveauté dans l'histoire des Photomatons : sur l'écran apparaissent mes 3 clichés, et la trublionne de m'annoncer que je dois choisir le cliché qui me plaît le plus.
Le choix effectué, j'apprends quand même que ma photo ne correspond pas aux nouvelles normes, tant piiis, j't'ai dit que je venais pas pour mon passepooort ! Non mais.
Enfin, rassurez-vous, le dernier cliché me convient pas trop mal, si on omet le fait que, à cause des nouvelles normes, j'ai une tête énooorme qui prend tout le cadre de la photo et que du même coup, à l'administration, ils vont être obligés de me couper les cheveux à ras sur les côtés. Bordel c'était bien la peine d'aller jusqu'au 3ème essai ! :-)
Par Cécile, Vendredi 14 Sept 2007 à 08:15 GMT+2 dans Technologiquement vôtre (article, RSS)





