En avant les histoires !

Mes Super-Voisins

   Ma vie d'ermite strasbourgeoise, 2ème jour. ;-)

En arrivant, j'avais trouvé dans ma boîte aux lettres une facture d'électricité très élevée, alors que je n'avais habité l'appart' que 2 jours pour déménager... Pour rectifier le tir, la gentille conseillère de ES (Electricité de Strasbourg) m'avait conseillé (vu qu'elle est conseillère !) de relever moi-même mon compteur pour leur donner les chiffres exacts.

Bon OK, moi j'veux bien, mais euh comment dire, j'ai pas les clefs de la cave... (qui a dit que la (mal)chance tournait ? Ouais, ben si je peux me permettre de faire une modif, la malchance STAGNE avant de tourner). :-)

C'est alors qu'au détour d'un tournant d'escalier (quelque part entre le 1er et le 5ème étage... ;-), je rencontre une voisine du 3ème, que je m'empresse de questionner concernant la fameuse clef de la cave. Elle l'a, elle, cette clef, me propose de ma la prêter, et fouille bien 10 minutes dans un tiroir avant de la brandir, victorieuse : Je l'ai ! C'est que... j'y vais jamais, moi, à la cave ! (Suis-je donc la seule à me faire avoir sur l'électricité dans ce bas-monde ?) ;-)

Compteur relevé, je remonte chez moi faire du ménage (suite des réjouissances !).
Commençons par le commencement : le balai ! Je m'attaque aux poussières de la salle de bain.

Tiens, c'est bizarre, y'a beaucoup de cheveux quand même...

Ah non, c'est des poils de balai !

... ... (balaye balaye)

Verdict : mon balai, tout neuf, perd plus de poils que je ne ramasse de poussières ! De mieux en mieux ! :-)

Attiré par le bruit de la Cendrillon strasbourgeoise qui usine au grenier, mon voisin du dessous (strasbourgeois pure souche !), frappe à ma porte : Bonjour, c'était pour savoir qui avait emménagé au 5ème...
Au milieu de la conversation, je parviens à glisser un mot sur l'eau chaude que je n'ai pas, et hop ! Un quart de seconde plus tard, le voilà devant mon tableau de commandes. Voilà, je vous ai mis ce bouton sur "auto", normalement ça devrait marcher.

Et vos radiateurs ? Vous les avez mis sur "auto" aussi ? Il faut, hein, sinon vous aurez des surprises quand vous les allumerez.

Et sinon, vous voulez venir dîner ce soir ? Moi, timide, n'osant pas m'imposer... Du poisson, ça vous va ? Par contre, on dîne tôt parce que je suis dans la restauration alors j'ai des horaires... 18h30 ? Comme ça, vous pourrez discuter avec ma copine, elle est étudiante aussi.

Saumon, spätzle (= pâtes alsaciennes :-), haricots, et gâteau suédois de chez Ikéa ! :-)

Oui, vraiment, je suis entourée de Super-Voisins !

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Ange gardien, es-tu là ?

   Cyber-café, mon ami : je peux vous donner des nouvelles fraîches !

Lundi, 8h30 : C'est donc un Xavier-Romain Duris version fille qui quitte la région parisienne, 2 sacs en bandoulière, un à la main, et un que je tire tant bien que mal derrière moi. Je vous passe les détails du voyage, le trajet en RER, puis métro, et enfin TGV, tout s'est déroulé sans encombres.

Les emmerdes viennent après.

J'arrive chez moi en sueur (miam miam !) après avoir fait quelque 50 pauses au cours du trajet gare-appart' pour que mes bras récupèrent : 6 mètres, une minute de pause, 6 mètres... ;-)
Je parviens à monter tous les bagages en seulement deux allers-retours jusqu'au 5ème étage. Waouh ! Jusque-là, à part la fatigue, pas de problème.

Après m'être reposée un peu, je prends mon courage à deux mains et me rends dans un magasin de déco où j'avais repéré des objets intéressants et pas chers, dont une lampe pour remplacer E.T, et un tapis. Non non, je ne suis pas si folle que ça, tenez, mon raisonnement se tient : Demain, j'aurai des courbatures, je ne pourrai peut-être plus porter tout ça, autant le faire aujourd'hui. Voilà comment je me suis retrouvée à refaire le chemin vers l'appart, les bras chargés de sacs bien lourds...

De retour là-haut, aaaaahhhhh !!! La raison de ce cri de détresse aiguë : dans les sacs, il manque 2 des articles que j'ai acheté ! Le magasin ne répondant pas au téléphone (ce serait trop facile), je vais encore une fois chercher mon courage, planqué derrière le frigo pour que je l'oublie :-), et je retourne au magasin, en vélo cette fois, eh dites, faut pas déconner non plus !

J'attache mon vélo, récupère mes articles, sors du magasin et, apercevant un supermarché, ma follitude reprend le dessus : Et si je faisais quelques courses ? ça m'éviterait d'avoir trop de trucs à trimballer en même temps demain ! Et zou, me revoilà partie, direction le supermarché.

En sortant, faaatiguée, les bras en bouillie, je me dis : Heureusement, j'ai mon vélo pour le retour... Puis ironiquement : Haha, la malchance là, ce serait qu'on m'ait volé mon vélo ! Paraît que c'est le grand truc ici... Sur ces pensées, j'arrive à l'endroit où mon vélo m'attend et paf ! Dans le mille : plus de vélo !!! Le premier jour !!! Vous y croyez, vous ? Sur ce, la mine déconfite, je me penche pour récupérer mon antivol (laissé là par miracle), et, la poisse ayant décidé de sévir sur moi jusqu'au bout, choisit ce moment même pour faire tomber un bouton de ma veste, à mes pieds, comme pour me narguer et en rajouter exprès une couche...

Pour compléter le tableau, je n'ai pas d'eau chaude ce soir-là, super, une douche froide pour me remonter le moral, justement je me disais qu'il manquait quelque chose...

Il est où mon ange gardien là ???

Edit : Là, j'arrive à vous le raconter avec le sourire, mais je vous assure, sur le moment, ça a été la déprime totale !
Edit 2 : Désolée, y'a pas d'image, je ne sais pas si c'est possible d'en transférer d'un cyber-café... j'en rajouterai une plus tard !

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Jour J

   A l'heure où vous lisez ces lignes, je suis dans le TGV direction Strasbourg !! Le jour J est arrivé, ce soir je serai dans mon pigeonnier, avec pour seule compagnie les cigognes qui peuplent ma contrée, et encore c'est même pas sûr...! :-)

Chargée comme un mulet je le suis, rapport aux sacs pendouillants dans tous les sens, aux bandoulières qui me scient le cou, et aux poids desdits sacs répartis inégalement de chaque côté...

Dans ces moments-là, je bénis Cédric Klapisch, le réalisateur de l'Auberge Espagnole, qui a eu un jour l'idée génialissime de créer le personnage de Xavier trimballant toujours avec lui moults bagages et valises difficiles à porter ! Maintenant je me sens moins seule...: Xavier et son air de "qui m'a foutu dans cette merde ?" sont avec moi ! :-)

PS : Oui, ce que vous voyez sur le dessin est un pantalon orange, j'adooore les pantalons oranges ! ;-)
PS2 : En attendant qu'Internet soit installé dans mon grenier, quelques billets sont programmés
dans le courant de la semaine prochaine... en espérant vous retrouver très bientôt on the oueb !

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Sac, ferme-toi !

   Samedi matin, après le petit-dèj. Une énergie débordante me pousse, au saut du lit (à quelques minutes près !), à entreprendre la lourde tâche qui consiste à boucler mon sac.
Le départ est dans 2 jours, je dois impérativement faire un essai, histoire de pas me retrouver avec un sac qui ferme pas, 1/4 d'heure avant de partir lundi matin...

Les cheveux ébouriffés (comment ça "comme quand tu es coiffée" ? :-), encore en pyjama (ben oui, quoi, y'a urgence là !), je me lance hardiment dans ce remplissage matinal, avec toute la bonne volonté que vous imaginez.

Tee-shirt, pulls (bôôôcoup de pulls, l'hiver est rude dans mon village Playmobil), chaussettes, sous-vêtements, tout ce que je compte emmener, c'est-à-dire toutes les fringues que je mets régulièrement, se retrouvent en piles bien tassées, sauf les chaussettes qui, elles, se glissent dans les recoins.

Après ça, vu qu'il reste encore des trous, je colmate avec tous les objets divers et variés qui doivent impérativement m'accompagner là-haut dans mon pigeonnier. Là, mon pauvre sac de voyage commence un peu à étouffer... pour lui donner un peu d'air, j'ouvre les fermetures éclair des côtés, qui, libérant des bouts de tissus supplémentaires, agrandissent la largeur du sac de quelques centimètres. Bon, ben je crois que c'est bon ! Je vais pouvoir fermer !

Ma parole, il reste de la place !

Je lève les yeux, parcoure ma chambre du regard en me disant que, peut-être, je tomberai sur des affaires oubliées.
Et là : horreur ! Ma pile de pantalons se dresse devant moi, profitant de ce qu'elle se trouve sur ma commode, et donc à ma hauteur, pour me toiser avec dédain. Je l'avais mise de côté pour ne rajouter les pantalons qu'à la fin, sur le dessus du sac, et éviter d'une part, de les froisser, d'autre part, d'avoir la pile en question à repasser avec la paume de ma main, merci bien (non pas que je n'aie pas confiance en ma paume, c'est pas la question, mais le fer à repasser est encore un objet en voie d'apparition dans mon appart' Playmobil) !

Je répartis tant bien que mal mes pantalons par-dessus tout le reste.

Je rabats le dessus du sac, agrippe les fermetures éclair, et tire.

Re-tire.

Arrivées aux tournants, les glissières se refusent à toute progression et s'arrêtent net.

J'opte alors pour la prise des commandes. Puisque, comme l'a si bien dit Jean-Pierre Bacri dans Un air de Famille, on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre, je prends les choses en main et m'agenouille sur le sac, bien décidée à faire craquer les 2 accolytes.

Une dans chaque main, je parviens à les faire se rejoindre, non sans mal. Pfiou ! Mission accomplie !

...

Bon ! Je vais ptèt m'habiller maintenant ! Qu'est-ce que j'en ai fait, déjà, de mon tee-shirt adoré, celui que j'avais dit que je metterai pour la dernière fois aujourd'hui et que j'emmènerai ensuite à Strasbourg........?  ;-)

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Le "ouf !" final

   Hier matin, j'ai comme qui dirait "bouclé la boucle"...

Je suis retournée dans ma prépa pour vendre mes bouquins de grammaire, orthographe, vocabulaire aux nouveaux arrivants ! Les sensations sont assez étranges, on a l'impression de revenir de trèèès loin ! ;-)

C'est d'abord le rapport aux profs qui diffère : le fait d'être passé de l'autre côté de la barrière nous fait passer du statut d'élève à celui de "futur(e) orthophoniste", et dans leurs yeux, ce n'est visiblement pas rien ! Ils m'ont raconté leurs petites histoires comme si je faisais partie de la famille (famille de quoi, j'en sais rien, cherchez pas la p'tite bête non plus olà ho !) :-)

Et c'est rassurant de se dire que, si pour des profs on est maintenant du côté professionnel des choses, alors c'est qu'on l'est vraiment ! Vous me suivez ? Parce que pendant toute l'année (ou les années !) de prépa-concours, on a un peu le c*l entre deux chaises, si vous voyez ce que je veux dire ! La chaise droite c'est la réussite, la gauche c'est la prépa et entre les deux, ben, on n'a pas le choix : faut tout faire pour arriver à s'asseoir sur la droite, mais si on quitte la gauche trop rapidement, alors on se vautre littéralement entre les deux ! :-)

Donc pour en revenir à nos moutons, j'ai eu la joie d'assister au 1er cours d'oral de l'année, le même que je vivais en tant qu'élève il y a un an pile poil ! Sauf que là, hinhin (rire sadique), c'est plus moi qui suis affolée par la masse de boulot qui m'attend et l'inconnu total en ce qui concerne les concours !

Retourner sur ces lieux de moments bancals, ça fait un bien fou ! La "concours attitude" est derrière toi, la vie professionnelle devant, et là tu te dis "OUF !"

C'était le "ouf !" final. :-)

Edit : Le chevalier Playmobil, c'est parce que, d'une part, je suis en partance pour mon village Playmobil tout de même, et d'autre part, parce que les concours, c'est un combat ! Voilà ! ;-)

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Changement de téléphone, la suite

   Avant de partir en vacances, j'ai changé de téléphone, vous souvient-il ? :-)

Et contrairement à ce que je pensais, ce ne fut pas simple, oulà non ! Pour commencer, je suis tombée sur un autre vendeur, très serviable. Certes. Qui souhaite la satisfaction du client. Je n'en doute pas... Mais screugneugneu qu'il était lent ! :-)

Comme de par hasard, c'était la première fois qu'il vendait cette formule (et encore, c'était pas un stagiaire, hein, j'ai eu de la chance de pas cumuler !), et n'était donc pas très au point sur la démarche. Devant son écran d'ordinateur, il tapotait dans tous les sens, et s'adressait toutes les 2 minutes à sa collègue, Chantal, située sur l'ordinateur juste derrière.
 (voix aiguë et bouche en cule-de-poule) :

Chan-Chan ? Pour valider l'étape n°1, je note d'abord le numéro WEP de la Livebox qui doit transiter par les câbles internet du réseau XX3P6 de la machine, c'est bien ça ? (à peu de choses près) :-)

Chan-Chan ? Pour la d'moiselle là, sa carte SIM est encore récente, je peux la transférer dans le nouvel appareil, même si les codes internet vont être différents, ça marche quand même hein, on est d'accord ?

Excusez-moi hein mad'moiselle, c'est la première fois que je vends cette formule, je ne la connais pas encore très bien, voyez... Ah bah ça oui, j'ai vu ! Il ne la connaissait pas encore très bien, mais il a quand même réussi à me donner des infos différentes de celles que j'avais eu avec le vendeur précédent, alors lequel des deux était le moins au courant de la nouveauté, allez savoir ! Résultat, j'y suis encore restée 1 heure et quart ! Si si !

éééé.... il n'en finissait pas avec ses papiers, il faisait photocopies sur photocopies, vous comprenez mad'moiselle, je préfère être bien sûr que tout tout soit bien clair, comme ça tout se passera bien après, vous n'aurez pas besoin de revenir (ben j'espère bien encore ! Non mais manquerait plus qu'ça !).

A la fin, ça faisait bien une demi-heure qu'il me disait on a fini (j'aime bien le "on" !), qu'à la 15ème fois, il m'aurait pas donné mon téléphone, je lui faisais bouffer toutes ses photocopies, la Chan-Chan et la photocopieuse avec !

Je suis donc eeenfiiin ressortie de la boutique, ma boîte Livebox + téléphone sous le bras, ma carte SIM dans le téléphone (ouf), et un forfait sur le point d'arriver !

MAIS ! Mais mais mais... comme si les 2h30 déjà passées dans le magasin ne suffisaient pas, ils m'ont refourgué d'office l'assurance du téléphone et je-ne-sais-plus-trop-quoi en plus, gratuits le premier mois (encore heureux !) mais payant après, sauf si j'appelle le service qui correspond pour demander à ne plus en bénéficier !

....... ................... ... ............. .... (looong soupir de lassitude).

Sinon, mon nouveau téléphone fonctionne (oui, parce qu'il faut signaler que certaines personnes ressortent de là après plusieurs heures comme moi, mais que leur téléphone ne marche PAS !!), sauf que paraît-il-qu'il-possède-une-fonction-Mp3-que-j'ai-pas-encore-trouvé-comment-on-le-relie-à-un-ordi mais enfin c'est secondaire on va dire ! Et puis, à noter : un remarquable progrès d'éducation entre  mon vieux portable, qui, à chaque démarrage, me demandait : Code PIN ? et le nouveau qui lui, y met les formes : Merci de saisir votre code PIN... !!

On n'arrête pas le progrès... :-)

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Galération au Photomaton

   Talala lalala talala lalala (musique accordéonistique d'Amélie Poulain).

   Pour s'inscrire en école d'orthophonie, comme pour toute démarche administrative, il faut fournir des photos d'identité. Pour ce faire, plusieurs choix s'offrent à nous : les faire nous-mêmes au numérique, autrement dit : y passer sa journée :-), aller chez un photographe (mais encore faut-il en avoir un pas loin), ou se rendre dans le Photomaton le plus proche.

Et c'est cette dernière option que j'ai choisi, en fille flemmarde très occupée que je suis !
Il y a un tout nouveau Photomaton dans la gare toute neuve à 2 minutes de chez moi, je n'allais pas me mettre en quête d'un photographe jusqu'à Trifouilli-les-Oies et risquer 1/ de rencontrer la comère du village, 2/de prendre un bus bondé, 3/ de faire la queue de la rentrée chez le photographe ! ;-)

Donc, me voici devant la cabine dudit Photomaton. Ne rigolez pas avec vos photos d'identité, me dit une blonde aux cheveux courts placardée sur la machine. Oui, bon. Je viens pas pour un passeport, et puis de toute façon, les Photomatons sont toujours tellement agréables d'utilisation, que quand tu ressors avec une tronche de cake aux olives cramé en 8 exemplaires, t'as généralement pas franchement envie de rigoler. Pas de problème, donc.

Sauf que. Je suis à peine rentrée dans la cabine qu'une voix de bécasse écervelée m'indique la marche à suivre, le volume vocal poussé au maximum. Toute la gare sait maintenant que quelqu'un est entré dans le Photomaton. Génial.

Je cherche désespérément le bouton de réglage du volume, pendant que l'autre hystérique me hurle ses instructions.

Au bout de 5 bonnes minutes à chercher, le bilan est définitif : y'en a pas.

Vu que je sais ce que je veux, je me dépêche à chaque nouvelle étape d'appuyer sur le bouton qui correspond, afin d'éviter de ressortir avec une migraine photomatonique. :-)

Une fois mon visage placé dans l'oval, comme me l'a indiqué l'aboyeuse de service, j'appuye sur le bouton qui déclenche l'appareil photo. Pour essayer d'oublier la voix horripilante mais toujours aussi pressée de me guider, je me concentre sur les indications écrites au bas de l'écran, sous mon visage :

   - Vous êtes prêt ?
   - Attention :

Là, s'ensuit un blanc de 2 secondes, pendant lequel j'ai le temps de prendre la pose voulue, puis, sceptique, de ranger mon sourire, inquiète que plus aucun bruit n'apparaisse. C'est à ce moment que CLIKIK ! Le petit oiseau se décide à sortir, et me présente une magnifique photo de moi complètement interrogationnée...!  

Heureusement, jour de chance, j'ai droit à un 2ème essai, que je m'empresse de demander. Recommence le même scénario, mais, bien que j'aie cette fois saisi qu'il fallait garder la pose plus longtemps, la photo ne convient toujours pas, et pour cause : mon regard est tourné vers le bas. ... ... ... Ayé, j'ai compris : je lisais les instructions en bas de l'écran ! :-)

A ce moment, la bonne dame ne peut s'empêcher de claironner, HAUT et FORT : Ceci est votre dernier essai.
Toute la gare est maintenant au courant que la pauvre tâche qui se trouve depuis une demi-heure dans le Photomaton s'est trouvée très moche sur les 2 premiers clichés, et que l'heure est maintenant venue de réussir, enfin, un portrait convenable, et que donc c'est trop le stress derrière le rideau. Et toute la gare de pouffer. Merci bien.

Complètement au taquet, je guette le "attention", attends 2 secondes avant de sortir mon sourire, regarde vers le haut de l'écran où se cache l'objectif, et CLIKIK ! Ouf, c'est fait ! Je croise les doigts en attendant le dernier cliché, et là, nouveauté dans l'histoire des Photomatons : sur l'écran apparaissent mes 3 clichés, et la trublionne de m'annoncer que je dois choisir le cliché qui me plaît le plus.

Le choix effectué, j'apprends quand même que ma photo ne correspond pas aux nouvelles normes, tant piiis, j't'ai dit que je venais pas pour mon passepooort !  Non mais.

Enfin, rassurez-vous, le dernier cliché me convient pas trop mal, si on omet le fait que, à cause des nouvelles normes, j'ai une tête énooorme qui prend tout le cadre de la photo et que du même coup, à l'administration, ils vont être obligés de me couper les cheveux à ras sur les côtés. Bordel c'était bien la peine d'aller jusqu'au 3ème essai ! :-)

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Coquillages et crustacés

   Petit billet pour vous dire au revoir, et souhaiter bon courage à tous ceux qui bossent, que cette photo vous donne toute l'énergie dont vous avez besoin ! ;-)

Je pars pour une semaine en Bretagne (ahhh, la Bretagne !), prendre des vacances post-vacances :-) afin de profiter pleinement de ma vie d'étudiante !

Oh, ça va râlez pas, après j'ai plus de vacances jusqu'à Noël, alors hein, voyez ! Et puis j'ai bossé tout le mois de juin et tout le mois de juillet en centre de loisirs et autres garderies, alors, je compense !! :-)

Mais si ça peut vous rassurer, je penserai bien à vous, et vous enverrai des tas d'ondes marines et ensoleillées (oui, paske va y avoir une canicule là, c'est sûr). Là, z'êtes contents ?

Allez, tchô ! A la semaine prochaine !

PS : Normalement, quelques billets sont programmés dans le courant de la semaine pour vous aider à tenir jusqu'à lundi prochain ! Merci qui ? ;-)

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Technologiquement vôtre,

Les z'amis, grande nouvelle : j'ai progressé technologiquement.

Non sans mal.

Mais avec beaucoup de bonne volonté. ... Et finalement, c'est ça qui compte, si on en croit mes vieux cours de philo sur le bonheur, et le principe de Kant sur la Volonté Bonne (verlan  philosophique authentique !), oui d'ailleurs on s'en fout, c'est ça, j'arrête.

Or donc, ce matin, après 5 années de bons et loyaux services, j'ai pris la décision d'abandonner lâchement  de laisser de côté la carte de téléphone M*bicarte, et de lui préférer un forfait. Mais (parce qu'il y a un "mais"), que Mobi me pardonne, je n'ai pas eu le choix, sinon vous pensez bien que, moins dépenser en gardant une carte de téléphone, j'étais pour !

Seulement voilà : là-haut Tseu a dit dans mon pigeonnier, Internet tombe pas tout seul du c*l des cigognes... si vous voyez ce que je veux dire...! :-) Et comme j'arrive une fois de plus au bon moment (décidément je suis dans une bonne année !), une nouvelle solution technologique vient à mon secours : Internet par le téléphone portable ! Si si ! Plus besoin d'installer un fixe et de payer un 3ème forfait, complètement inutile pour l'étudiante seule dans son grenier que je suis ! ;-)

Evidemment, pour profiter de cette formule, il ne faut pas oublier de lire l'astérisque qui accompagne systématiquement toute offre téléphonique, paragraphe généralement situé en bas de page et écrit dans un style "patte de mouche" assez désagréable. C'est là que, si t'arrives à lire jusqu'au bout, tu trouves les conditions sine qua non de l'offre génialissime citée plus haut. Conditions parmi lesquelles : posséder CE téléphone portable-là, avec un forfait comme-ci et une option comme-ça ! :-)

Au bout d'une heure et quart, j'avais enfin tout bien compris comment ça marchait ce truc, et j'ai donc pu fièrement annoncer au monsieur (qui a dû me maudire intérieurement pendant 75 minutes (presque la longueur d'un match de rugby, vous vous rendez compte ? :-) que je prenais cette formule mais que, oh mince alors, je n'avais pas sur moi la justification de domicile demandée !

D'autant plus que j'ai une M*bicarte à finir d'ici lundi, jour où je m'en retournerai gaiement acheter mon nouveau téléphone et sa Livebox attitrée, et où je me ferai passer pour une pro en achetant directement sans passer par la case "explications" !

Bon, petite ombre au tableau cependant : mon portable actuel me fait la gueule. J'imagine que c'est la M*bicarte qui l'a ligué contre moi, parce qu'à peine sortie du magasin, je le prends pour regarder l'heure, prendre une photo, repasser mon linge propre, téléphoner, et là, bam ! Ecran noir pendant 1/4 d'heure, malgré mes trifouillages de batterie et autres gentilles attentions ! Argh !

Tu peux bien tenir encore 2 jours !  lâchais-je entre mes dents à l'espèce de  bourrique forfaitophobe que j'avais entre les mains, tout en appuyant rageusement sur la pauvre touche de démarrage. Sous la torture, le petit bouton vert a déclaré "Forfait !" (haha), et mon portable s'est rallumé, tout penaud et désormais impuissant face au règne des nouvelles technologies...! :-)

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Souvenirs, souvenirs...

   Une petite pensée aujourd'hui pour tous ceux et (majoritairement) celles qui passent les concours d'orthophonie de Lille, Nancy et Marseille, ce jeudi 6 septembre !

Ce jour est particulièrement fatidique pour ceux qui sortent d'une année de prépa-concours sans avoir été admis nulle part avant l'été, et pour lesquels les résultats des épreuves passées aujourd'hui déterminent le contenu de l'année scolaire à venir !

Et rends-toi compte, lecteur perdu sur cette page, mais qu'est-ce que c'est que ce blog ?  intéressé, du vice qui accompagne ces foutus concours : en lisant les lignes qui précèdent, tu pourrais croire que les candidats ont 3 chances de plus pour réussir et intégrer une école cette année : Lille, Nancy et Marseille...

Que neni !

Ces 3 concours ont lieu le même jour dans chaque ville, et un candidat doit donc choisir la destination qu'il préfère prendre, en fonction de la beauté de la ville, de sa situation géographique, et des amis qu'il a là-bas du contenu de chacun des concours !!

Ah, comme je pense à vous mes compagnons de galère de l'an dernier ! ;-)

Pour être un peu avec vous en cette minute où le nombre de mots que vous écrivez est ce qu'il y a de plus important (!),
Pour revivre un peu ces moments d'angoisse avec beaucoup plus de légèreté,
Et pour donner un (très petit) aperçu de ce que vous vivez à ceux qui, peut-être, seraient sur le point de se paumer dans mes propos...

... voici un extrait du tableau des CRIS DES ANIMAUX, appris par coeur l'an dernier par l'élève sérieuse complètement affolée que j'étais !

[Parenthèse] Là, tu cliques sur le lien, pis tu reviens lire la suite après... ah oui nan mais paske y'a du suspensss....! :-) [/Parenthèse]

Oui oui, je vous vois venir, avec vos pfff, mais ça sert à rien ! - Olala, la tuile d'apprendre tout ça ! Et là, fière comme un pou (quel est donc le féminin d'un pou ? Une poute ?) je dis nooon, ça ne sert pas à rien !! Parce qu'un certain lundi 23 avril, jour du concours de Strasbourg, au détour d'une feuille de QCM, que vois-je débarquer, brandissant son sadisme jusque dans son point d'interrogation ? Une maaagnifique question :

Quel animal craquète ?  :-)

Haha ! On fait moins les malins, là, hein ! :-) Parmi les 5 propositions : la grue et la cigogne. Quand t'as pas appris ton beau tableau (ou que t'as fini par le virer de ta mémoire sélective, histoire que ça fasse de la place pour les noms des phobies !), ben pour la cigogne tu te dis Oh que non je ne me ferai pas avoir, on est en Alsace, la cigogne NE peut PAS être la (une des) bonne(s) réponse(s) !

Et, 3 secondes et demie de réflexion plus tard, tu te dis mais si, justement, ils pensent qu'on va bannir la cigogne parce qu'on est en Alsace, alors c'est la bonne réponse ! Et là c'est foutu, t'hésites, tu retournes les 2 raisonnements dans tous les sens, pour finir par mettre des réponses au pif, voire même la réponse qui te paraissait la plus improbable au début ! :-S

Moralité : ... ben chui bien contente que tout ça soit passé ! Et M**** pour les suivants ! ;-)

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A partir de désormais, je collectionne les rues !

   J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de mon village Playmobil et de ce qui fait son charme dès qu'on y met un pied. Et bien voilà une des choses qui m'a fait craquer dès le début : le nom des rues de Strasbourg ! D'ailleurs, j'ai commencé une collection... :-)

   Figurez-vous que les strasbourgeois ont un truc : ils ne s'embêtent pas à donner aux rues des noms que personnes ne connaît, nooon !

Ils demandent à des enfants de 5 ans de les inventer ! Et ça donne ça... :-)

   Evidemment, parfois ça prend de la place sur l'enveloppe (ils ont de l'imagination ces petits !) mais d'un autre côté, pas besoin de préciser "Strasbourg", il n'y a qu'une rue en France qui s'appelle comme ça ! :-D


Et puis comme certains noms paraissaient du coup un peu simplets, ils les ont traduits en "Alssassien" (admirez l'accent !) ;-)  C'est sûr, tout de suite, ça fait mieux, et les autochtones sont contents...

(Si y'a pas une histoire de princesse qui laisse pendre ses cheveux par sa fenêtre pour permettre à son prince de grimper la rejoindre, je veux bien être changée en Flammekueche !) :-)


Et vous ? C'est quoi vos collections ?

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Déménagez, remménagez qu'ils disaient... ;-)

    Verdict du jour : aller un week-end à Strasbourg en voiture pour déménager, c'est sportif ! :-)

Oué, OK, tu passes 10 heures en tout dans ta caisse à regarder un paysage désespérement vide et plat...dans un sens, puis dans l'autre, mais entre les deux trajets, tu chômes pas, ça compense !

          Etape n°1 : descendre le vélo du toit de la voiture, et le ranger dans le local à vélos, en évitant habilement les poubelles (oui parce que le local à vélos fait AUSSI local poubelles, ce serait trop facile sinon :-)

        Etape n°2 : décharger la voiture, et monter tout le chargement jusqu'au 5ème étage, dans un escalier qui date du début du 20ème siècle, et qui est, par définition, très étroit ! En cherchant un peu dans votre mémoire, vous vous souviendrez aisément que mon coffre contenait quand même, en plus des cartons habituels : 2 chauffeuses (1m sur 80cm environ), un tabouret qui ne tient debout que par la direction que prennent ses 3 pieds >> vers l'extérieur (ce qui ne facilite pas franchement son transport jusqu'en haut !), ainsi que E.T., lampadaire de son état, en inadéquation totale avec le lieu dans lequel il se trouve, quel qu'en soit le style ! Jugez-en par vous-même :

         Etape n°3 : grand ménage de printemps, d'été, de rentrée, d'emménagement : aspirateur, serpillère, la salle de bain et la cuisine à fond, le frigo, et... les placards, que l'on trouve en abondance dans cet appart', puisqu'ils sont encastrés dans la partie non "habitable", juste sous le toit en pente, et ce sur toute la longueur de l'appartement ! Il doit bien y avoir 10 mètres de placards en tout d'affilée (si vous avez une tondeuse à gazon que vous ne savez pas où mettre (ou une planche à voile hein, je ne suis pas sectaire !), c'est le moment de se manifester !) :-)

      Etape n°4 : IKEA !! Ben voui quoi, un emménagement étudiant sans Ikéa, c'est pas un emménagement étudiant ! ;-)
Et l'après-midi fut fructueux : une table et un bureau en commande, ainsi que des chaises, une lampe de bureau, et un abattant de WC (oui parce que ce détail manquait dans ma salle de bain, allez savoir pourquoi ?), à transbahuter jusqu'au 5ème étage bien sûr ! ;-)

      Etape n°5 : fin du ménage et montage de l'abattant de WC. On ne peut s'empêcher de penser à Gad Elmaleh, rien qu'à voir la première page de la notice, qui se veut rassurante certes, mais qui ne rassure pas vraiment quant à la nature de ce que tu tiens dans tes mains (mon Dieu, serais-je tombée sur l'abattant intergalactique que même Capitaine Flam peut pas m'aider à le monter, et que je sois obligée de téléphoner à Ikéa ?) :-)   

                 (Copyright Ikéa)

Enfin, mon appart' commence à prendre forme et sera bientôt prêt à m'accueillir pour une année à la fois studieuse et sportive (c'est pas donné à tout le monde) ! La suite des montages Ikéa, ce sera vraisemblablement fin septembre... si tout va bien ! ;-)

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